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Youssef Chahed tente de séduire les investisseurs au Tunisia Investment Forum


Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed reçoit, les 9 et 10 novembre 2017 à Gammarth, les bailleurs de fonds internationaux et des investisseurs pour les persuader de continuer à soutenir son pays. Comme armes de séduction, il brandit le nouveau Code de l'investissement et l'arrivée des Partenariats public privé.



Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et Zied Laadhari, ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale, veulent séduire les bailleurs de fonds (photo : F.Dubessy)
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et Zied Laadhari, ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale, veulent séduire les bailleurs de fonds (photo : F.Dubessy)
TUNISIE. "Vous nous faites confiance, et vous avez raison ! La Tunisie avance. Des hommes et des femmes se mobilisent pour prendre leurs destins en main en s'appuyant sur nos acquis : l'éducation, le droit des femmes, une Tunisie ouverte, des secteurs économiques très dynamiques et diversifiés." Intervenant lors du Forum tunisien de l'investissement (Tunisia Investment Forum) sous le slogan "Nouvelle Tunisie, nouvelle vision économique", Zied Laadhari a voulu convaincre les bailleurs de fonds et les investisseurs potentiels de la volonté du pays à se réformer.

"Nous avons tous la lourde responsabilité économique, politique et sociétale de réussir ce pari. Les investisseurs, les porteurs de projets constituent notre priorité absolue. Celle du gouvernement comme des Tunisiens", insiste le ministre tunisien du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale.

Les bailleurs regrettent le manque de concurrence

Youssef Chahed annonce un nouvel élan économique (photo : F.Dubessy)
Youssef Chahed annonce un nouvel élan économique (photo : F.Dubessy)
Organisée par la FIPA Tunisie (Agence de promotion des investissements étrangers) à Gammarth, près de Tunis, cette conférence permet, du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 2017, de présenter aux participants d'une quarantaine de pays les nouvelles caractéristiques de l’environnement des affaires en Tunisie et les opportunités d’investissement disponibles dans différents secteurs.

Pas de langue de bois cependant. Tant du côté des bailleurs de fonds que du chef du gouvernement qui pointent les handicaps tunisiens. "Le manque de concurrence dans certains secteurs, comme le rôle très important joué par les entreprises et les banques publiques freinent la croissance. Il est crucial de faire venir des investissements internationaux pour développer les infrastructures énergétiques et de transport", souligne Sergei Guriev, économiste principal et membre du Comité de direction de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). Flavia Palanza, directrice des pays voisins à la BEI (Banque européenne d'investissement), enfonce le clou en demandant à la Tunisie de "favoriser l' arrivée du secteur privé, notamment par les PPP (NDLR : Partenariats public privé)."

Mieux faire connaître le Code de l'investissement

"La démocratie a un coût. Les premières années d'après révolution, nous nous sommes focalisés sur la politique et la mise en place d'institutions démocratiques, Nous avons délaissé les questions économiques. Aujourd'hui, nous enregistrons donc un taux de croissance de seulement 1,5% ." Après ce mea culpa, Youssef Chahed, a voulu rassurer : "l'enjeu est désormais économique et social avec un retour à la croissance basé sur les exportations et les investissements", clame-t-il tout en élaborant des prévisions optimistes. "Nous afficherons un déficit de notre budget de 4,9% en 2018. Nous souhaitons atteindre 3% en 2020. Le cap est tracé. Nous visons une maîtrise des déficits et une croissance de 5% à l'horizon 2020. Avec nos atouts, nous pourrions croître à deux chiffres."
Le chef du gouvernement estime à 5,2 milliards de dinars (2,7 mrds€) les projets déjà identifiés.

Pour cela, Youssef Chahed, compte "mieux faire connaître le nouveau Code de l'investissement ainsi que la loi sur les PPP (NDLR : Partenariats public privé). Nous allons lancer des concessions et des PPP pour valoriser nos actifs... Il faut aller de l'avant et continuer à investir, surtout dans les régions défavorisées."

Le ministre tunisien des Investissements compte aussi sur la valeur d'exemple des "3400 entreprises étrangères déjà implantées en Tunisie. Elles sont nos meilleurs ambassadeurs." Zied Laadhari affirme travailler à "la débureaucratisation" et veut "offrir des perspectives aux jeunes pour les éloigner des menaces de radicalisation, de terrorisme, de délinquance et d'émigration clandestine". Et de citer Hannibal : "Nous trouverons un chemin ou nous en créerons un."


Frédéric Dubessy, à TUNIS


Jeudi 9 Novembre 2017



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