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Vintimille lieues sur la mer



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« La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde », avait proclamé en son temps un premier ministre français de gauche. 


Vingt ans et quelques révolutions plus tard, ce credo de solidarité relative est repris en chœur par les gouvernants de droite des deux côtés des Alpes. Mais sous une déclinaison territorialisée : la misère n’est plus « mondiale » mais « tunisienne », voire « libyenne ».


Et elle débarque à Lampedusa avant de prendre un aller simple pour Vintimille, dernière station avant Schengen, Babel de la circulation sur le vieux continent que les dits gouvernants souhaitent recalibrer...

Pour ces gardes frontières, le migrant ne saurait migrer qu’à la condition expresse de ne pas être misérable. Sinon, son aller simple pour l’Europe doit se transformer en retour compliqué au pays. 

Reste désormais à ces douaniers de la dernière heure à prier pour que l’extension du domaine de la lutte révolutionnaire ne gagne pas l’ensemble du bassin méditerranéen.

Car, là, le péril serait autrement sérieux. Unis dans la même quête, les misérables de tous ces pays libérés risqueraient de débarquer en masse. Une vision d’horreur pour ces démocrates à géométrie variable.

Si un tel déferlement se produisait, il faudrait sonner l’alarme. Et prendre des mesures extrêmes : fermer toutes les écoutilles nationales ; arrêter les trains ; rétablir le contrôle aux frontières ; vider la Méditerranée de son eau ; bloquer l’espace aérien... Et si ça ne suffisait pas, il faudrait aussi contrôler les cigognes, ces volatiles clandestins qui passent leur été dans l’espace Schengen après avoir bronzé au soleil africain tout l’hiver.

On n’est jamais trop prudent : un bébé africain pourrait se cacher sous leurs ailes...

 

 


Mardi 26 Avril 2011

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1.Posté par le journal de personne le 27/04/2011 14:20
Poux et Ripoux

Des poux, y en a eu et y en aura toujours, même là où ils ne sont pas censés y être, sur la tête d’un chauve. Comment vous l’exprimez sans façons ni contrefaçons ?
Ce sont de petits insectes parasites invisibles à l’œil nu, mais qui passent leur temps à gratter à la porte de nos deux hémisphères, à empêcher notre conscience de dormir sur ses deux oreilles.
Mais pour les dénicher sur la tête d’un chauve il faut s’accrocher… toutes ces polices qui fouillent et farfouillent à chaque coin et recoin, exécutant des ordres insensés et une sale besogne pour accomplir proprement leur tâche…tout en sachant qu’ils ne vont pas en ramasser des masses… ni venir à bout de cette irréversible menace :
Quelle idiote ! Ce ne sont pas les poux qu’ils cherchent mais les chauves… parce que les poux, y en a à peu près sur toutes les têtes, mais les chauves eux, ne courent pas les rues.
Il faut donc aller les chercher, leur donner libre accès avant de leur courir après. Les capturer et les reconduire en dehors de nos tracés, parce qu’ils n’ont toujours pas saisi tout le fossé qui sépare deux verbes-clés : cueillir et accueillir.
Ça y est !
Je crois que j’y suis… les chauves ne désignent pas ceux qui n’ont pas un cheveu sur la tête mais tous ceux qui n’ont pas la tête qui nous revienne…
La thèse est balaise : même avec rien sur la tête, on leur cherche des poux. Pour reprendre un dicton qui dispense de tout commentaire : il faut les pourchasser, si vous ne savez pas POURQUOI… Eux, ils le savent. Ils ont des têtes à avoir des poux. Les chauves sourient…et ils ont bien raison de sourire… l’Italie nous renvoie ses chauves et nous demande de leur trouver des poux. En échange de quoi, on leur renvoie des poux pour qu’ils les incrustent sur la tête de leurs chauves. Parce qu’avant d’être européens… nous sommes avant tout chauvins!


2.Posté par CM le 28/04/2011 13:40
Dommage qu'on dénature les citations en les tronquant.
Il avait dit « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ».
Cependant j'ai aimé l'idée de vider la Méditerranée...


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