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Vers des croisières méditerranéennes plus écologiques


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Lors de la huitième Semaine économique de la Méditerranée à Marseille, les représentants des compagnies de croisières et des chercheurs conviennent de la nécessité d'établir des compromis entre activités économique et respect de l'environnement.


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Croisière peut rimer avec développement durable (photo F.Dubessy)
Croisière peut rimer avec développement durable (photo F.Dubessy)

MÉDITERRANÉE. Est-il possible d'allier croisières et développement durable ? Le thème proposé, à l'occasion d'une table ronde organisée par econostrum.info dans le cadre de la huitième Semaine économique de la Méditerranée, tentait en tout cas de démêler cette équation. Cédric Rivoire Perrochat, directeur France de CLIA, l'association internationale des compagnies de croisières dont le siège est aux États-Unis, entre directement dans le vif du sujet en évoquant la solution du courant à quai. Ce système permet de brancher de manière électrique un bateau de croisière à son arrivée au port, plutôt que de laisser tourner les moteurs. "C'est une mesure déjà obligatoire en Alaska, et cela pourrait prochainement le devenir autour de la Méditerranée » explique-t-il. Jacques Truau, président du club de la Croisière Marseille-Provence, précise tout de même un défaut majeur de ce système : « cela nécessite deux heures de connexion à l'arrivée, puis deux heures au départ, il faut avouer que c'est très compliqué à mettre en place et très onéreux. »

Selon Cédric Rivoire Perrochat, certaines mesures, déjà en place, minimisent l'empreinte écologique des bateaux de croisières par rapport aux ferries et autres porte-conteneurs. Les navires de croisière ont souvent devancé la règlementation pour réduire leur consommation d'énergie, pour certains de 70% sur les vingt dernières années. Par exemple, en remplaçant les ampoules classiques par des LED. Où alors en récupérant la chaleur des déchets incinérés. "La partie triée n'est déchargés à terre uniquement si le port est capable de les traiter" poursuit le représentant de la CLIA.


Quelques réserves

Julien Le Tellier, chargé de missions territoriales pour Plan Bleu, une association française centre d’observation, d’analyse et de prospective mis en place à la fin des années 70 dans le cadre du Plan d'Action pour la Méditerranée du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, semble un peu plus critique sur la compatibilité des croisières avec le développement durable. Il avoue que le compromis reste la meilleure solution : « Les grands opérateurs ont su anticiper pour respecter les principes du développement durable, et c'est tant mieux. Car, il faut prendre en compte l'intérêt économique à long terme. » Julien Le Tellier fonde ses réserves sur les impacts environnementaux notamment au niveau de la véritable invasion de certains villages par des milliers de touristes. Il estime que la solution réside dans la régulation de l'activité croisiériste. 


Jeudi 6 Novembre 2014




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