Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée


Union Naval Marseille liquidée, CRS sur les quais


La direction d’Union Naval Marseille, filiale du groupe espagnol Boluda, a annoncé le 4 mars 2009 qu’elle envisageait la mise en liquidation judiciaire. Une partie des 130 salariés de l’entreprise, écœurés et révoltés, occupent depuis lundi le site de la dernière entreprise de réparation navale lourde du port de Marseille. La décision doit être prise le 9 mars à Barcelone au siège du groupe.


            Partager Partager

130 salariés risquent de se retrouver au chômage si Boluda décide de plier bagage. (Photo NBC)
130 salariés risquent de se retrouver au chômage si Boluda décide de plier bagage. (Photo NBC)
FRANCE / ESPAGNE. Cinq cars de CRS étaient postés dans la nuit de mercredi à jeudi à l’entrée du port de Marseille, au niveau de la porte 4, pour tenter de déloger les salariés d’Union Naval Marseille. Un peu plus tôt dans l’après-midi, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, ils avaient appris que leur entreprise allait être placée en liquidation judiciaire. Une décision assortie d’un arrêt immédiat de toute activité.

Le mandataire ad hoc, Maître Emmanuel Douhaire, qui fut administrateur judiciaire à maintes et maintes reprises de l’ex Compagnie Marseillaise de Réparations (CMR) et de l'ex Cammel Laird, risque fort cette fois-ci de procéder à sa liquidation.

"C’est fini, UNM est liquidée", a déclaré Noël Kouici, secrétaire général CGT de l’UNM qui, avec une quinzaine de salariés, s’apprêtait à passer la nuit dans son entreprise. "Les CRS sont là pour prendre possession du site et mettre à l’eau le Corse", a-t-il ajouté.

Le recours abusif à la sous-traitance a mis le feu aux poudres

Union Naval Marseille est au bord de la liquidation judiciaire et cette fois aucun repreneur en vue. (Photo NBC)
Union Naval Marseille est au bord de la liquidation judiciaire et cette fois aucun repreneur en vue. (Photo NBC)
Depuis lundi, les salariés occupent les locaux de l’UNM empêchant le Corse, car-ferry de la SNCM qui effectuait un arrêt technique, de quitter la forme de radoub. Si la direction d’Union Naval Marseille a invoqué une insuffisance de trésorerie pour demander la mise en cessation de paiements, pour les salariés, il s’agit d’un prétexte.

Selon eux, c’est la grève de sept salariés qui protestaient en janvier contre le recours abusif à des sous-traitants qui a mis le feu aux poudres. UNM, tout comme les autres entreprises travaillant sur le port de Marseille, fait les frais des grèves à répétitions des agents portuaires.

L’union locale CGT du port a interpellé les pouvoirs publics et a appelé l’ensemble des professions portuaires à un grand rassemblement de soutien le 6 mars à 11h30 sur le site de l’UNM.
L’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhone s’inquiète de la tournure que prennent les derniers événements sur le port de Marseille et "dénonce le démantèlement progressif des activités portuaires".

Démantèlement progressif des activités portuaires

"Le mois dernier, on assistait à la fin de la filière fruits et légumes sur le port de Marseille avec le transfert de la plate-forme de réception des produits du groupe Agrexco au profit du port italien de Savone Vado : 60 emplois impactés.

Aujourd'hui, c'est la fin de la filière de la réparation navale qui est annoncée. (…) 130 emplois vont disparaitre avec de plus, un impact sur les sous-traitants qui représentent près de 400 emplois
", indique l’UPE13, qui appelle l'ensemble des pouvoirs publics et des collectivités locales mais aussi les réels représentants des salariés du Port à une "mobilisation collective d'urgence pour appuyer la mise en œuvre de la réforme, stopper ce massacre et sauver notre Port".

Mercredi 4 Mars 2009

Lu 3101 fois




Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.





RÉFLEXION

"Algérie, mon amour" soulève des questions qu’il est nécessaire de creuser

Razika Adnani, philosophe et spécialiste des questions liées à l'islam, membre du Conseil d'orientation de la fondation de l'Islam de France, du Conseil scientifique du CEFR et du groupe d'analyse JFC Conseil
Grand angle

Après la pandémie : vers des villes et territoires résilients en Méditerranée, ou le refus de l'aveuglement

L'Ambassadeur Bernard Valero, directeur général de l'Agence des villes et territoires méditerranéens durables (Avitem)




Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
YouTube


Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA








À propos d'Econostrum.info


Econostrum.info est un média indépendant qui traite au quotidien l'actualité économique des pays riverains de la Méditerranée. Coopération économique, actualité des entreprises par secteur (Industrie, Services, Transport, Environnement, Finances), dossiers thématiques, actualité des aéroports, compagnies aériennes et maritimes (nouvelles destinations)... sont traités et analysés par une équipe de journalistes présents dans le bassin méditerranéen.