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Une dénomination Méditerranée pour porter les vins de pays du Sud-Est de la France

Dossier "Vins en Méditerranée"


Depuis 1999, les Vins de pays de Méditerranée jouent sur cette dénomination régionale pour uniformiser la production de dix départements du Sud-Est de la France. Le succès doit maintenant être transformé en misant sur la nouvelle règlementation européenne des identités géographiques et la progression des ventes de vins de table.


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Le Var est l'un des dix départements producteurs des Vins de pays de Méditerannée (photo DR)
Le Var est l'un des dix départements producteurs des Vins de pays de Méditerannée (photo DR)
FRANCE. Il y a tout juste dix ans naissait le premier millésime Vins de pays de Méditerranée. Un nouveau terme pour simplifier l’offre des vins de pays du Sud-Est de la France qui représentaient jusqu’alors pas moins de 23 dénominations différentes réparties sur dix départements.

«La création de cette dénomination régionale était surtout importante pour l’export car elle devait permettre de générer des volumes et de garantir un approvisionnement homogène pour les professionnels », explique Axelle Fichtner, chargée de mission de la fédération Intermed qui centralise la promotion de la dénomination, le soutien à la commercialisation et la communication interne.

A l’époque, le choix du terme Méditerranée s’était imposé comme le meilleur dénominateur commun de ce territoire réparti entre la Vallée du Rhône, la Provence et la Corse. « Plus récemment, l’étude sémiologique que nous avons fait réaliser a montré que la Méditerranée a un potentiel identitaire énorme », précise Axelle Fichtner.

La moitié de la production vendue à l'export

En dix ans, la production des Vins de pays de Méditerranée a été multipliée par quatre (illustration Intermed)
En dix ans, la production des Vins de pays de Méditerranée a été multipliée par quatre (illustration Intermed)
Dix ans plus tard, cette stratégie a porté ses fruits. La production des Vins de pays de Méditerranée a considérablement augmenté depuis 2000 et même doublé au cours des trois dernières années pour atteindre 370 000 hl sur la campagne 2008-2009, avec des prix moyens de 60 € l’hl pour les rosés, 57 € pour les rouges et 80 € pour les blancs. Les ventes en vrac ont quadruplé (270 000 hl) et la moitié de la production est exportée.

L’effet rosé a également joué à plein ces dernières années dans une région où ce type de vins est très présent. « Initialement les rouges étaient dominants,  mais en 2008-2009 les rosés ont représenté 55% des volumes avec 71 379 hl sur un total de 130 000 hl», relève la chargée de mission. 

Le tout s’inscrit dans un contexte porteur pour les vins de pays. En 2009, leurs ventes dans les grandes surfaces de l'hexagone ont augmenté de 20%, notamment avec le développement du conditionnement en bag-in-box ou cubitainers, qui séduit les consommateurs.

Un dilemne entre cépages et assemblages

La Méditerranée, une image marketing porteuse (illustration Intermed)
La Méditerranée, une image marketing porteuse (illustration Intermed)
La mise en place depuis le 1er août 2009 de la nouvelle réglementation européenne sur les vins  - qui distingue désormais les Appellations d’origine protégée (ex AOC), les Identités géographiques protégées (IGP) et les vins de table sans identité géographique – va conduire les Vins de pays de Méditerranée à définir un nouveau cahier des charges pour bénéficier du label IGP.

Un nouveau challenge qui va jouer sur la notoriété acquise par la dénomination et son succès économique. « Nous devrons également trouver un moyen de mettre en valeur les cépages, qui restent souvent une référence importante à l’export, alors qu’aujourd’hui, 65% de notre production est composée d’assemblages », note Axelle Fichtner.

Mais pas question dans l’immédiat d’élargir la zone de production. La priorité est bien de conforter la qualité et la notoriété du produit. A plus long terme, les producteurs de la région Languedoc-Roussillon pourraient naturellement être intégrés à cette IGP, et même ceux des pays limitrophes comme l’Espagne et l’Italie. Mais on en est encore loin. « L’important est de consolider ce qui a été fait et que les producteurs soient rémunérés correctement », insistent les responsables d’Intermed.

Lire aussi dans notre dossier "Vins en Méditerranée"  :
Italie : les vins piémontais touchés par la surproduction
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Le rosé de Provence ne connaît pas la crise
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Brigitte Challiol

Lundi 1 Mars 2010

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