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Un groupe d'expert plaide pour une gestion démocratique de l'eau en Tunisie


Rédigé par le Mardi 28 Juin 2011 | Lu 1886 commentaire(s)


TUNISIE. Ressourcer la nouvelle constitution tunisienne, telle est la mission d'un groupe d'experts indépendants "Eau dans la constitution". Le groupe vient de lancer un manifeste pour l’inclusion des principes de gestion durable et démocratique de l’eau dans la prochaine constitution du pays.

Pour le groupe d'experts, l'inscription de la cause environnementale dans la nouvelle Constitution s'avère être une priorité qui repose sur trois principes énoncés dans le manifeste : " l’eau est un patrimoine de notre nation, chaque citoyen doit le protéger et le léguer aux prochaines générations, l‘État garantit le droit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous les Tunisiens."

Les enjeux pour le groupe sont immenses."Notre pays se caractérise par des ressources en eau fragiles et rares, qui supportent des pressions de plus en plus fortes de la part des différents secteurs socio-économiques (eau potable, agriculture, industrie, tourisme, etc.), ainsi que des dégradations et des gaspillages.".

De plus, selon, AllAfrica.com, en 2030, "la Tunisie sera déficitaire en eau, ce qui nous mettra face à des alternatives coûteuses dont l'importation d'eau (...). Face à une telle situation, et à défaut d'information environnementale, la société tunisienne continue à consommer de l'eau d'une manière irrationnelle. Le secteur agricole consomme, à lui seul, 85% des ressources hydriques"

"Ecologiser le politique"

Le groupe d'experts appelle à la garantie du droit à l'information environnementale, à la participation dans les projets et programmes environnementaux et à l'énonciation des droits dans la Constitution: "l’État doit se porter garant des droits humains dans leur conception universelle. C’est pourquoi, il convient aujourd'hui de tenir compte de l’évolution du droit international, et d’intégrer le droit d’accès à l’eau de qualité et à l'assainissement comme un droit humain fondamental de tout citoyen."

De manière plus précise, le groupe souhaite que le code des eaux, en plus de réglementer l'utilisation de cette ressource sur tout le territoire, permette de préciser "la responsabilité de chaque Tunisien dans sa préservation (...) dès lors, des mesures précises et effectives seront nécessaires pour améliorer la gestion durable de ce patrimoine".

Le groupe, par le biais de plusieurs canneaux de communication (page Facebook: "Eau, notre responsabilité collective", blog), tentera d'influencer la prochaine Assemblée Constituante et qui aura pour mission la rédaction de la nouvelle constitution tunisienne, venant remplacer celle de 1959.










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