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Un an après sa nomination, le premier ministre grec reste très populaire... pour l'instant


Rédigé le Mardi 7 Juillet 2020 à 09:08 | Lu 1065 commentaire(s)


Kyriákos Mitsotákis mène des réformes très impopulaires (photo : Nouvelle Démocratie)
Kyriákos Mitsotákis mène des réformes très impopulaires (photo : Nouvelle Démocratie)
GRÈCE. Voici un an, les conservateurs remportaient haut la main les législatives en Grèce. Avec la majorité absolue au Parlement, le premier ministre Kyriákos Mitsotákis a lancé toute une série de réformes assez impopulaires. Pourtant les sondages sont formels, les Grecs lui font toujours confiance. Et pour cause  il est omniprésent sur la scène médiatique nationale qui lui est acquise. Comme ce lundi 5 juillet 2020 ou, sous le feu des caméras, il s'est adressé aux Grecs à partir du nouveau métro du Pirée alors qu'il inaugurait trois nouvelles stations. Une livraison de chantier attendue depuis longtemps par la population qui n'y croyait plus.
 
Depuis quelques semaines, ce types de scènes très médiatisées se multiplient. Aussi, malgré toute une série de loi très impopulaires comme la reforme de l'éducation, la baisse des salaires, les coupes dans les budgets de la santé publique, la restriction du droit de manifester ou surtout une loi très contestée sur l'environnement, Kyriákos Mitsotákis caracole dans les sondages. Il récolte 36% d'intention de vote et 73% de soutien même de la part de ses adversaires comme Vanggelis Pissias, retraité, qui émet toutefois quelques réserves."Pour ce qui est du Covid je trouve qu'il s'en est bien sorti. Mais pour les relations greco-turques je suis très inquiet. Ils nous forcent à négocier", indique-t-il.

Dans l'attente du Sommet européen

De fait, le dossier gréco-turc, tout comme celui de la crise migratoire qui revient au galop, risquent de changer la donne. D'autant qu'une forte récession de 8 % et une augmentation du chômage aux alentours des 20% sont attendues pour la rentrée.
Nikos, ingénieur écologiste contestataire, parle de nouveau mémorandum d’austérité. "Samaras en 2011 a fait le premier mémorandum d'austérité, Tsipras, le deuxième et maintenant Mitsotakis va doubler la mise. On ne s'en sortira jamais."

Kyriákos Mitsotákis sait que tout va se jouer cet automne pour lui et il mise pour s'en sortir sur les 40 mrds€ promis par l'Union européenne pour faire face à la crise économique due au coronavirus qui frappe très durement la Grèce. Bien qu'elle soit l'un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie. Verdict lors du prochain Sommet européen des 17 et 18 juillet 2020 à Bruxelles qui décidera des sommes allouées à chaque pays membre.




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