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Transparency International déplore une corruption endémique dans les pays arabes


L’ONG allemande Transparency International a publié le 21 février son classement 2017 de l’indice de perception de la corruption. Les pays méditerranéens y sont toujours aussi mal classés.



La corruption toujours aussi présente en Méditerranée. Illustration Transparency International
La corruption toujours aussi présente en Méditerranée. Illustration Transparency International
MEDITERRANEE. L’ONG allemande Transparency International a publié le 21 février son classement 2017 de l’indice de perception de la corruption. En s'appuyant sur l'analyses d'experts d'organisations internationales de type Banque africaine de développement ou Banque mondiale, l'association note les pays de 0 à 100 (situation idéale).

Les pays méditerranéens y sont toujours aussi mal classés. Loin derrière la Nouvelle-Zélande qui reste à la première place avec un score de 90 (suivie du Danemark et la Finlande), la France apparaît comme le pays le moins corrompu de Méditerranée, en dépit d'une modeste 23eme place (70 points).

Le Portugal (29eme), Israël (32eme) et la Slovénie (34eme) totalisent 63, 62 et 61 points. Un second trio constitué de Chypre, de l'Espagne et de Malte suit à distance (57 et 56 points).

L'Italie gagne 3 points et se retrouve dans le même groupe que la Croatie, la Jordanie et la Grèce qui progresse de 4 points. Ces quatre pays naviguent entre la 54eme et la 59eme place, dans une fourchette allant de 47 à 50 points.

Les pays du sud de la Méditerranée mals classés

Arrivent ensuite les mal classés, la Tunisie (42 points), la Serbie (41 points), le Maroc et la Turquie (40 points), le Kosovo (39 points), l'Albanie et la Bosnie (38 points). Le Maroc et le Kosovo améliorent leurs scores de 3 points. Pour Transparency International, « la Tunisie a connu un revers avec l'adoption d'une loi de réconciliation controversée qui accorde l'amnistie aux fonctionnaires corrompus qui ont servi sous l'ancien régime de Ben Ali ». L'ONG déplore une corruption toujours aussi endémique dans les États arabes, qui s'accompagne d'atteintes aux libertés d'expression et de la presse. Seuls la Jordanie, le Liban et la Tunisie ont osé quelques mesures modestes contre la corruption et en faveur des droits de l'homme, alors que l’Égypte et le Maroc régressaient dans ces domaines.

L'Algérie (33 points) et l’Égypte (32 points) arrivent très loin, trop loin, au 111eme rang (33 points) et 117eme rang (32 points). Le Liban perd sept places et plonge au 143eme rang (28 points). Il était 126eme en 2015. Les deux pays en guerre que sont la Libye et la Syrie ferment la marche avec respectivement 14 et 13 points, soit les 171eme et 178eme place sur 180 pays.


Gérard Tur


Jeudi 22 Février 2018



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avis d'expert

Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil

 









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