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Soutien du G8 à la transition démocratique en Egypte et en Tunisie



Un signal fort a été donné les 26 et 27 mai 2011 à Deauville lors du sommet du G8. Les huit pays les plus industrialisés de la planète ont décidé de soutenir le processus engagé en début d’année par la Tunisie et Égypte vers la démocratisation. Au programme : une aide sur trois ans de 40 mrds $.


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Les pays du G8 vont aider la Tunisie dans sa transition démocratique (photo F.Dubessy)
Les pays du G8 vont aider la Tunisie dans sa transition démocratique (photo F.Dubessy)
EGYPTE / TUNISIE. Les chefs d’Etats des huit plus grandes puissances mondiales apporteront leur contribution financière pour soutenir l’Egypte et la Tunisie engagés vers un processus irréversible de réformes démocratiques et de mesures économiques.

Une aide globale d’un montant de 40 mrds $ soutiendra  le Printemps arabe sur la période 2011-2013 avec 20 mrds d’aide multilatérale et 20 mrds sous forme d’aide bilatérale. Ce « partenariat durable » a pour objectif de « soutenir les réformes démocratiques et répondre aux aspirations pour la liberté et l’emploi, en particulier des femmes et de la jeunesse », selon les termes de la déclaration finale adoptée à Deauville.

Ce soutien au processus de transition des deux pays se fera par le biais d’aide directe du G8 sous forme de prêts provenant des grandes institutions. La Banque Mondiale et la Banque Européenne d’Investissements devraient contribuer au rebond de ces deux pays. La part octroyée à chaque pays sera connue dans quelques jours lors de la réunion des ministres des finances et des affaires étrangères à Bruxelles en juillet 2011.

« La révolution n’a certes pas de prix mais elle a un coût »

L’appel lancé à la veille du G8 par un collectif d’économistes a donc trouvé un écho favorable. Ces derniers avaient appelé dans une lettre ouverte, publiée dans Le Monde, à l’adoption par le G8 d’un « plan de 20 à 30 mrds $ sur cinq à dix ans afin d’investir dans le désenclavement de la Tunisie. Le développement des transports, des infrastructures technologiques, des pôles industriels et industriels sont, en effet, des priorités absolues afin d’être en mesure de créer le tissu de Pme dont les zones déshéritées ont tant besoin ».

Parmi les sept mesures préconisées, les économistes plaident notamment pour la création d’une « institution financière spécifique à la région car la Tunisie et l’Egypte seront probablement suivies par plusieurs autres pays » et l’instauration de « mécanismes garantissant un meilleur accès au savoir et favorisant les échanges entre jeunes tout autour de la Méditerranée et au-delà ». Selon eux, la Tunisie, de par sa petite taille, pourrait servir de « parfait laboratoire de la démocratie » dans les pays arabes.

« Le coût du plan que nous préconisons n’est que de 2 à 3% du coût de la réunification allemande et inférieur au coût de la guerre en Irak (…). La révolution n’a certes pas de prix mais elle a un coût ». Pour Edmund Phelps, prix Nobel d’économie, deux mesures essentielles doivent être adoptées avant l’amorçage des réformes économiques : « La première est de mettre un terme au contrôle politique du secteur des affaires par une caste privilégiée (…), la seconde est de supprimer le contrôle bureaucratique de l’autoentrepreneuriat au travers des licences et autres obstacles ».

Article réalisé en partenariat avec le Femise

English version

Mercredi 22 Juin 2011









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