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Soutenir l’économie des pays voisins de la Syrie




MÉDITERRANÉE. Les financeurs internationaux du Liban, de la Jordanie et de la Turquie doivent gérer l'urgence tout en préparant l'avenir.



Le futur hôpital turc de Gaziantep, à la frontière syrienne, doit notamment faciliter la prise en charge sanitaire des réfugiés syriens. (photo : Kayi)
Le futur hôpital turc de Gaziantep, à la frontière syrienne, doit notamment faciliter la prise en charge sanitaire des réfugiés syriens. (photo : Kayi)
MÉDITERRANÉE. Avec 15 Mds€ de prêts prévus dans les cinq prochaines années, la Banque européenne d’investissement se pose comme « la plus grande institution financière internationale active dans le bassin méditerranéen et le Moyen-Orient ». Depuis le début de la guerre en Syrie, en 2011, elle a prêté 13 Mds€ aux pays voisins, qui s’organisent pour accueillir les réfugiés.
L’essentiel de ces fonds n’a pas de lien direct avec le conflit, la crise humanitaire et économique qu’il a générée au Liban, en Jordanie ou en Turquie. Dans ce dernier pays, qui accapare à lui seul presque 11 des 13 Mds€ prêtés, les fonds ont été principalement dédiés au soutien des PME (5,1 Mds€), au développement des infrastructures de transport (1,7 Md€) et d’énergie (1 Md€). Des projets prévus pour la plupart avant la guerre syrienne. Mais qui, selon la BEI, participent de l’équilibre de la zone : « la stabilité économique peut évidemment contribuer à la stabilité politique, les deux sont intrinsèquement liés, explique le service communication de la banque. En apportant un soutien financier sous forme de prêts pour les infrastructures, le financement des PME, l’expertise technique pour la mise en place de facilités de financement, nous offrons de l’espoir et contribuons à développer l’emploi ».
 

Gérer l’urgence

Cette ambition de moyen à long terme se mêle à des projets de court terme, visant à gérer l’urgence, à l’image du financement de la construction d’un hôpital en Turquie, à Gaziantep, à la frontière syrienne.  « La pression supplémentaire exercée par les 350 000 à 500 000 réfugiés présents à Gaziantep demeurera forte durant les cinq à dix prochaines années », précise la BEI dans sa présentation du projet. En Jordanie, au nord d’Amman, la banque participe au financement d’une station de traitement des eaux. Là encore, si le projet répond à un besoin du pays, sa réalisation permet de prendre en charge l’arrivée massive de réfugiés syriens. Des fonds ont également été débloqués en Jordanie pour encourager l’auto-entrepreneuriat chez les réfugiés.

La BEI réduit la pression sur les services locaux et met à niveau les infrastructures nécessaires pour délivrer les services de base comme l'accès à l'eau potable, la santé et l’enseignement scolaire. Au cours des cinq prochaines années, la BEI pourrait prêter 2 Mds€ supplémentaires à la Turquie, la Jordanie, l’Égypte et au Liban. « En nous associant à la Banque mondiale, aux banques nationales de développement, aux bailleurs de fonds, aux organisations internationales ainsi qu’au secteur privé et aux ONG, nous pouvons faire en sorte que les fonds soient le plus efficace possible », conclut le banquier.



English version

En partenariat avec la BEI


  


Vendredi 13 Mai 2016




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