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Scientifiques et décideurs : comment mieux travailler ensemble ?


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Le Plan Bleu cherche à rapprocher scientifiques et décideurs pour que, dans une région Méditerranée sous tension, les travaux sur l’environnement des uns permettent de rendre plus efficaces les plans d’actions des autres.


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Le Plan Bleu privilégie la gestion intégrée des écosystèmes (ici en Crète, photo CC-R.Stan)
Le Plan Bleu privilégie la gestion intégrée des écosystèmes (ici en Crète, photo CC-R.Stan)
Atteindre à terme le Bon état environnemental (BEE) des écosystèmes marins et côtiers en Méditerranée est dans le viseur de l’initiative EcAp (Approche Ecosystémique), adoptée par la Convention de Barcelone en 2008, et mise en œuvre par le PAM  (Plan d’action pour la Méditerranée) du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement).

Déployer les programmes nécessaires à l’échelle régionale, comme au niveau de chacun des pays riverains de la Méditerranée, suppose pour  les décideurs en charge des politiques environnementales de disposer d’informations pertinentes pour le faire. L’efficacité des mesures à prendre et leur légitimité auprès des populations impactées en dépendent.

Ce constat, pourtant évident, ne se vérifie pas toujours dans la réalité des faits. L’information a souvent du mal à passer entre des scientifiques, en première ligne pour observer et analyser les changements en cours dans les écosystèmes du fait de l’action humaine et du changement climatique, et des décideurs, contraints par l’urgence des mesures à prendre.

Changer la donne et mettre en place une démarche structurée pour faciliter ces échanges font aujourd’hui  partie des priorités.  Un premier atelier a ainsi été organisé, en décembre 2015, à Sophia Antipolis par le Plan Bleu pour dresser la liste des carences d’informations scientifiques clés à combler pour mettre en œuvre le Programme intégré de surveillance et d’évaluation (IMAP)  des écosystèmes, développé par le PAM.  

Inventorier et diffuser les bonnes pratiques

Cet atelier a réuni près d’une cinquantaine de personnes, scientifiques, experts et décideurs,  représentant une quinzaine de pays riverains de la Méditerranée. « La tenue de ce premier atelier constitue une étape importante. C’est surtout une prise de conscience que  les connaissances scientifiques jouent un rôle essentiel. Nous avons pu le vérifier avec le rapport du GIEC pour le changement climatique»  explique Didier Sauzade, chargé de programme au Plan Bleu. « Nous avons cherché à rapprocher les attentes des décideurs et des scientifiques qui parlent rarement le même langage. Et nous avons travaillé à identifier les bonnes pratiques afin de les promouvoir ».

Ainsi ces échanges ont permis de vérifier que les publications dans des revues spécialisées ou l’organisation de conférences ne sont pas toujours  les outils les plus appropriés pour sortir de la communauté scientifique et sensibiliser les conseillers des décideurs en charge des politiques environnementales. Alors que d’autres initiatives, déjà testées dans certains pays, comme les échanges temporaires de personnels entre laboratoires et administrations, permettent de collaborer plus efficacement. Ce premier rendez-vous à Sophia Antipolis devrait être suivi dans les prochains mois de nouveaux ateliers thématiques sur la biodiversité, la pollution … ou encore sur le rôle des bases de données.

En partenariat avec Le Plan Bleu

English version

 

Mardi 9 Février 2016


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