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Rodrigo Rato, principal accusé dans le procès de Bankia qui débute



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Rodrigo Rato lors de l'introduction en Bourse de Bankia alors que la banque perdait 3 mrds€ (photo : DR)
Rodrigo Rato lors de l'introduction en Bourse de Bankia alors que la banque perdait 3 mrds€ (photo : DR)
ESPAGNE. En juillet 2011, Rodrigo Rato y Figaredo alors patron de Bankia (2010 à 2012), fêtait l'entrée en bourse de la banque espagnole. Quelques mois après seulement, la justice se rendait compte que l'année de cette introduction, Bankia perdait 3 mrds€. Les 300 000 actionnaires (avec un ticket minimum de 1 000 €) avaient été floués par la présentation de chiffres falsifiés présentant un établissement en bonne santé. Un véritable symbole de la crise financière.

Créée en 2011, Bankia est née de la fusion de sept caisses d'épargne espagnoles et a bénéficié en avril 2011 d'un plan de restructuration. La banque a été sauvée in-extremis de la faillite par une nationalisation grâce à une aide d'Etat de 22 mrds€ puis un prêt de 41,3 mrds€ consenti par l'Union européenne pour éviter la débâcle de l'ensemble du secteur bancaire du pays. En tout, selon un rapport du Tribunal des comptes espagnol, Madrid aura dépensé près de 60,71 mrds€ pour sauver ses banques.

Lundi 26 novembre 2018 débute à Madrid le procès de Rodrigo Rato qui devrait durer jusqu'en juin 2019 après cinq ans d'instruction. L'homme, également ancien président du Fonds monétaire international (FMI) de 2004 à 2007, vice-président du gouvernement espagnol et ministre de l'Économie (1996 à 2004), est soupçonné par la justice de falsification de bilan comptable et d'escroquerie au préjudice des investisseurs. Celui qui risque cinq ans de prison, ne se trouve pas seul sur le banc des accusés. Trente-cinq personnes et sociétés l'accompagnent.

Incarcéré depuis novembre 2017, Rodrigo Rato a déjà été condamné à quatre ans et demi de prison en février 2017 pour détournement, avec soixante-cinq autres dirigeants et membres du conseil d'administration, de plus de 12 M€ entre 2003 et 2012 alors qu'il présidait les banques Caja Madrid puis Bankia. Pour leurs frais personnels, les accusés utilisaient des cartes bancaires (dîtes cartes black) non-officielles pour des dépenses illimitées et non déclarées au fisc.

L'Etat espagnol détient toujours 61% de Bankia qui devrait être prochainement reprivatisée.

Lundi 26 Novembre 2018

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