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Réforme des ports : Les chefs d’entreprise demandent au gouvernement de presser le pas


Rédigé par jean daluz, le Lundi 19 Mai 2008 - Lu 647 fois

Face aux grèves perlées des personnels CGTdes ports autonomes, les chefs d’entreprise asphyxiés se mobilisent pour que la réforme dont le texte de loi est examiné aujourd’hui et demain au Sénat soit mise en œuvre dès la fin juin.


A la veille d’une nouvelle grève des personnels CGT www.udcgt13.fr Port autonome de Marseille (PAM) www.marseille-port.:// à la réforme des ports dont le texte de loi est examiné par le Sénat aujourd’hui et demain, l’Union Pour les Entreprises des Bouches du Rhône (UPE13) www.upe13.com et l’Union Maritime et Fluviale (UMF) organisaient hier soir une réunion de mobilisation et de réflexion des chefs d’entreprises concernés par la réforme des ports. Ordre du jour : « les actions à mettre en œuvre pour défendre le port de Marseille et son économie locale ».
« La situation devient catastrophique pour les entreprises, certaines sont au bord du dépôt de bilan. Nous ne tiendrons pas comme ça jusqu’à la fin de l’année. Il faut que le gouvernement applique la loi dès la fin juin», commente Stephan Brousse, président de l’UPE13.
« Nous avons perdu 46 escales à Marseille-Fos depuis le début des grèves, le 8 avril», comptabilise de son côté Marc Reverchon, président de l’UMF. Cela représente une perte de 40 000 conteneurs, soit la moitié du chiffre d’affaires conteneurs de la période. Sans compter, le surcoût que représente la grève de ralenti des portiqueurs du PAM. « Nous tournons à la moitié de nos capacités avec une tendance à la baisse car de plus en plus de chargeurs et de compagnies maritimes décident d’éviter Marseille-Fos, se déroutant vers Barcelone, Gênes ou Anvers. TLF Lyon qui représente les chargeurs de la région lyonnaise vient de l’annoncer », ajoute Marc Reverchon. « MSC boycotte Marseille ! », signale aussi Stephan Brousse, président de Brousse et Vergez, « ils me demandent dans quel port ils peuvent livrer les dattes que j’attends d’Afrique du Sud. Cela va me coûter 1500 à 2000 euros par conteneur pour les faire réacheminer jusqu’à Marseille. C’est plus que ma marge ! ».
CMA CGM [www.cma-cgm.com, premier armateur français, a pour sa part décidé de maintenir les 40 escales hebdomadaires de ses navires dans l’Hexagone, « dans la mesure du possible ».
«Avec la baisse d’activité et la grève de ralenti, je suis obligé d’appliquer une surcharge de 42 euros par conteneur facturé 150 euros. Si cela dure, je serai obligé de mettre l’activité en arrêt technique », prévient Georges Chapus, président du manutentionnaire Seayard à Fos.
Le trafic de produits pétroliers est également très perturbé. Sans compter la grève de jeudi dernier, l’UFIP, évalue dans une première approche le coût global à 12 millions d’euros.
Les transporteurs routiers également touchés, sont les plus fragiles. Excédés, ils ont organisé vendredi une opération escargot aux abords de Marseille.
Aliette de Broqua

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