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Quel futur pour la Méditerranée à l’horizon 2050 ?


Le nouveau rapport de prospective sur l’environnement et le développement en Méditerranée à l’horizon 2050 se démarquera des précédents. Plus participatif, il visera à confronter des scénarios pour aider les décideurs dans l’adoption de plans d’action.


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Quel futur pour la Méditerranée à l’horizon 2050 ?

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L'économie bleue fait partie des priorités (photo F.Dubessy)
L'économie bleue fait partie des priorités (photo F.Dubessy)
MED 2050, le nouvel exercice de prospective coordonné par le Plan Bleu dans le cadre du PAM (Plan d’Action pour la Méditerranée) est sur les starting-blocks, avec une  publication attendue pour 2022. L’objectif est de livrer des estimations et d’explorer les futurs possibles à partir des connaissances sur l’environnement méditerranéen afin de soutenir le travail des décideurs.

Deux rapports de prospective, l’un en 1989, l’autre en 2005, ont déjà été publiés par le Plan Bleu. En quoi le troisième s’annonce-t-il différent ? Le contexte environnemental, socio-économique, géopolitique a bien sûr évolué. Les attentes autour d’un tel document aussi. C’est ce qui ressort de la feuille de route MED 2050, validée par les vingt-et-un états riverains de la Méditerranée, membres de la Convention de Barcelone. La nouvelle démarche ne fera pas table rase du passé, elle intégrera les acquis, mais elle compte aussi explorer de nouvelles voies.

Combler les lacunes des rapports précédents

« Avant de lancer les travaux autour de MED 2050, nous avons mené une étude comparative de quelque trente-cinq études de prospective récentes ciblant la région Méditerranée », explique Lina Tode du Plan Bleu. Premier constat, les impacts sur la mer n’ont pas été suffisamment intégrés dans les précédents rapports. Or la Grande Bleue est au cœur des préoccupations de la Convention de Barcelone et l’émergence d’une « économie bleue  », conciliant exploitation des ressources et développement durable, fait partie des priorités.

L’accélération du changement climatique se traduit par des transformations rapides qu’il importe également de mieux prendre en compte. N’est-ce pas contradictoire avec un horizon 2050 plutôt lointain ? « Les horizons trop courts ne permettent pas d’intégrer les ruptures possibles au niveau de l’écosystème, ni d’envisager les transitions économiques, énergétiques ou autres dont le changement climatique est porteur », observe  Lina Tode. 

MED 2050 ne sera pas non plus la projection d’une simple compilation de données statistiques ou quantitatives. Les spécificités culturelles d’une région à l’autre de la Méditerranée seront mieux prises en considération. Enfin, les travaux à venir seront menés par des scientifiques et des experts  mais les acteurs de la société civile et les décideurs pourront aussi s’exprimer et participer. « La co-construction d’objectifs partagés à long terme et la confrontation de scénarios sur une vision du futur est indispensable pour ancrer la prospective dans la réalité des enjeux », estime Lina Tode.

Comme  le RED 2019 (le futur rapport sur l’état de l’environnement et du développement en Méditerranée) MED 2050 ne veut pas se limiter à un exercice scientifique. L’ambition est  d’ouvrir des pistes pour faire émerger des plans d’actions plus pertinents, efficaces et surtout mobilisateurs.

Vendredi 16 Mars 2018




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