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Quel avenir pour les kibboutz?


Rédigé par , le Mercredi 2 Mai 2012 - Lu 2086 fois

Surendettés, les kibboutz ont dû céder au cours des dernières années une partie de leur terres et de leurs sociétés industrielles afin de pouvoir rembourser leur créances.


ISRAËL. L’ouverture du secteur alimentaire israélien aux importations et l’augmentation du prix des matières première menacent l’avenir des kibboutz manufacturiers.

Ce système de village collectif né avec le sionisme a été pendant longtemps l’un des piliers de l’économie israélienne. Aujourd’hui, les 300 kibboutz qui vivent de l'industrie manufacturières sont en déclin.

D'après Omri Canaan, directeur du département de la gestion au Mouvement des Kibboutz, “les recommandations du comité Kedmi, approuvées par le premier ministre fin juillet 2011, qui ouvre progressivement le marché du secteur alimentaire aux importations, risque de faire baisser dangereusement les profits des activités industrielles manufacturières en Israël, dont  65% sont réalisées par les kibboutz”.

Les activités industrielles des kibboutz, pour l'année 2011 représentent 10,9 mrds $ (8,22 mrds €) de ventes, avec une croissance de 2,2% par rapport à 2010. Mais le profit total net a baissé de 13,2% en 2011 par rapport à l'année précédente, principalement à cause de l’augmentation du prix des matières premières, selon le quotidien économique Calcalist.                      
Le kibboutz Ein Harod. Photo (DR)
Le kibboutz Ein Harod. Photo (DR)

Les kibboutz surendettés ont cédé une partie de leurs activités industrielles et de leurs terres

Ces dernières années, des kibboutz manufacturiers ont vendu une grande partie des titres de leurs sociétés industrielles afin d’augmenter leurs capitaux courants, pour accroître leurs capacités de financements et rembourser leurs dettes auprès des banques.

En avril 2012, seulement la moitié des sociétés industrielles fondées par des kibboutz sont détenues à 100% par les kibboutz eux mêmes.

Les Kibboutz Yiftah et Magal, ont vendu leurs titres dans la société Netafim , pour une somme de 227 M$ (171 M€). Le  Kibboutz Lohamei haGetaiot a vendu ses titres dans Tivol, à l’entreprise Osem, pour 123 M$ (92,7 M€).

En 1989,160 kibboutz empruntent auprès des banques pour ne pas mettre leurs membres à la rue et signent un accord  avec les banques Hapoalim et Leumi. De 1989 à 1996, 530 M$ (399 M€) de dettes sont remboursés par les kibboutz et  350 M$ (264 M€) par le gouvernement israélien.

Mais l’accord signé entre les banques et les kibboutz est "surréaliste" selon Omri Canaan, et les kibboutz sont incapables de continuer à payer leurs créances. Les kibboutz  signent un nouvel accord avec le  gouvernement israélien en 1996: ils cédent 20 km² de leurs terres  comme terrains à construire, pour une valeur de 2,14 mrds $ (1,61mrd €), en échange, le gouvernement efface environ 5 mrds € de dettes.

“La plupart des kibboutz auront fini de payer leurs dettes auprès des banques à la fin de l'année 2012, hormis dix kibboutz qui ont prolongé leur accord avec les banques jusqu’en 2025.” explique Omri Caanan.“La fin du remboursement des créances des kibboutz auprès des banques représente un nouveau départ. Des nouveaux projet d’infrastructures qui représentent un investissement d’environ 5 M$ (3,8 M€)) sont déjà prévus. Et les kibboutz vont pouvoir payer les retraites de leurs membres” poursuit-il. Début 2012, plus de 30% des membres des kibboutz sont retraités.
















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