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Quand la politique migratoire influe sur le commerce



L’immigration offre de nombreux bénéfices à la fois pour les pays d’origine et de destination, selon l’étude publiée par le Femise (FEM 34-01). Atouts politiques, sociologiques et économiques notamment grâce au développement du commerce bilatéral.


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(Photo BL)
(Photo BL)
« L’effet de création d’échanges des immigrants : Une caractérisation des opportunités socio-économiques découlant du lien entre les flux d’échanges de biens et de personnes dans les pays méditerranéens ». L’étude FEM34-01 du Femise démontre qu’au-delà des bénéfices sur le marché du travail, l’immigration présente de nombreux avantages et pas seulement sur l’emploi.

« Les migrants peuvent générer des aspects positifs sur le commerce bilatéral entre le pays d’accueil et de destination des migrants », souligne le rapport qui parvient même à quantifier les bénéfices tant sur les importations que les exportations.

« Une hausse de 10 % de la population immigrée génère des effets de création d’échange de l’ordre de 2 à 5 % pour les pays méditerranéens et jusqu’à 6 % pour les pays les plus distants tels que l’Asie », mentionne encore le Femise. Quoi de plus logique en effet qu’un migrant cherche à consommer des produits issus de son pays d’origine ?
 

Incidence sur les flux financiers

(Photo F. Dubessy)
(Photo F. Dubessy)
Les chercheurs se sont attachés à explorer la relation entre migration et commerce pour les cas du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne. Au cours de la dernière décennie, ces trois pays ont accueilli 10 millions de migrants en provenance du Maroc, d’Algérie et de Tunisie.

Un phénomène migratoire aux incidences notables sur les flux financiers vers le pays d’origine, les investissements directs étrangers et les échanges.

Ainsi, les Tunisiens installés en France favorisent les importations de produits alimentaires et de textiles et dynamisent les transferts d’argent et les IDE. Niveau d’éducation, revenu, conjoncture économique du pays de destination expliquent entre autres les transferts vers les pays d’origine. 
 
Le document démontre ainsi que plus la distance entre le pays d’accueil et le pays d’origine est importante, plus les relations commerciales sont riches. Ancienne,  l’immigration des pays d’Afrique du Nord présente néanmoins des perspectives de développement pour de nouveaux flux d’échanges pour les produits manufacturés et certains produits primaires.

La relation entre commerce et migration illustrée dans le cas franco-égyptien démontre que l’accroissement du nombre d’immigrants égyptiens de 10% génère une hausse des échanges de 2 à 5 %. L’augmentation du commerce reste malgré tout contrastée selon les produits.
Ces résultats revêtent une importance capitale dans le cadre des politiques méditerranéennes en soulignant le rôle des migrants dans l’économie ce qui n’était pas le cas par le passé.
 
Dans ce contexte, le Femise préconise l’instauration de vraies politiques migratoires nationales et européenne génératrices d’échanges commerciaux et insiste sur le rôle fondamental de l’éducation sur les flux de migrants.

Lire l'intégralité de l'étude: FEM34-01

english version

Article réalisé en partenariat avec le Femise
 

Lundi 28 Janvier 2013











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Henry Marty-Gauquié, directeur honoraire de la BEI, membre du groupe de réflexion et d'analyse JFC Conseil.
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