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Premier bilan du plan d’urgence pour l’éducation au Maroc


Rédigé par Christelle Marot, à CASABLANCA, le Lundi 29 Novembre 2010 - Lu 4401 fois

Deux ans après son lancement, le plan d’urgence pour l’éducation au Maroc donne ses premiers résultats. Mais le chantier reste vaste.


Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education (photo Christelle Marot)
Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education (photo Christelle Marot)
MAROC. Deux ans après le lancement d’un plan d’urgence pour l’éducation de près de 40 mds de MAD (3,5 mds€) supplémentaires pour la période 2009-2012, portant à 28% du budget les dépenses de l’Etat dans ce secteur, les premiers résultats commencent déjà à se faire sentir.

Selon le ministre de l’ Education nationale et de l’Enseignement supérieur, Ahmed Akhchichine, invité du centre de recherches Links, le taux d’abandon scolaire en première année de primaire a chuté de 29% entre 2008-2009 et 2009-2010.

Sur la même période, le taux de scolarisation des 6-11 ans a gagné 3,5 points pour atteindre 95%. Celui des 12-14 ans a augmenté de 4,1 points pour s’établir à 74,4%. La scolarisation des 15-17 ans atteint désormais 50,4%, en hausse de 2,3 points.

Durant cet intervalle, 359 nouveaux établissements ont été construits, près de 14 000 enseignants ont été recrutés.

Pour alléger la charge des familles et les inciter à inscrire leurs enfants à l’école, les fournitures scolaires et les manuels ont été pris en charge par l’Etat dans le monde rural.

En outre, près de 160 000 familles ont bénéficié d’allocations mensuelles, entre 60 et 80 dirhams par enfant et par mois.

« Cette initiative de payer les familles pour envoyer les enfants à l’école, inspirée des expériences menées au Mexique, au Chili ou au Brésil, a parfois été critiquée. Mais les résultats sont là et ce sont les petites filles que l’on sacrifie le plus souvent qui en bénéficient », a souligné Ahmed Akchichine.

Entre le monde rural et le monde urbain, entre garçons et filles, les disparités restent fortes.

Enseignement supérieur : le défi

Dans l’enseignement supérieur, le nombre d’étudiants en 2009-2010 a progressé de 10% pour atteindre 370 000 personnes.

Le nombre de diplômés a augmenté, lui, de 15% et s’élève à 39 860.

En deux ans, le nombre de filières a cru de 47%. On en compte désormais 1 660.

55% de l’offre de formation est aujourd’hui professionnalisante.

Le nombre d’ingénieurs formés devrait atteindre 11 420 en 2010-2011, en hausse de 18% par rapport à la période précédente ; un chiffre qui reste en dessous des besoins estimés (35 000 par an).

Dans le cadre du pacte national pour l’émergence industrielle, le taux de couverture des besoins en Bac+5 atteint 100%. Il est de 60% pour les Bac+3 (cadres intermédiaires) et de 35% pour les Bac+2 (techniciens supérieurs).

Mais en dépit des progrès réalisés, « tant que nous n’aurons pas la capacité d’accueillir au moins un million d’étudiants à chaque rentrée, comme en Algérie, nous courrons le risque de rupture au regard de la croissance et ne pourrons pas parler des conditions d’émergence réelle à laquelle nous aspirons tous. C’est une équation majeure, au cœur du développement de notre société », a averti le ministre.















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