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« Nous souhaitons bénéficier de la même priorité d’accostage que le Pavillon algérien »


Rédigé le Vendredi 23 Mai 2014 à 15:00 | Lu 4116 commentaire(s)


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À l’instar d’autres opérateurs qui travaillent en Algérie, Amal Louis, Chef de Ligne déléguée Nord Afrique à la Compagnie Maritime Marfret souhaite que la régularité du service roulier de Marfret soit reconnue. La compagnie maritime estime que l’utilisation de la remorque comme moyen ne trouve pas réellement sa place en Algérie du fait des difficultés du passage portuaire et de la faiblesse de l’export de ce pays.


Amal Louis, Chef de Ligne Déléguée Nord Afrique chez Marfret (photo Marfret)
Amal Louis, Chef de Ligne Déléguée Nord Afrique chez Marfret (photo Marfret)
Econostrum.info: Que représente Marfret Algérie dans le portefeuille du groupe et au Maghreb ?

Amal Louis : Marfret Algérie est une filiale de Marfret et c’est notre agent général en Algérie. La compagnie maritime Marfret, dont le siège est à Marseille, assure la desserte de l’Algérie avec deux navires : Un Porte Conteneurs le Waddens avec un service hebdomadaire sur Alger Sec et un navire Con-ro le Niolon qui touche les ports d’Oran et Mostaganem. Notre activité sur l’Algérie représente à peu près 5% du chiffre d'affaires de l’entreprise.  

Quel est l’intérêt du transport remorque & RO/RO comparé aux autres moyens?

L’intérêt pour un client d’utiliser la remorque comme moyen logistique reste de bénéficier d’une rapidité de livraison des marchandises. Cette solution, contrairement à ce que nous constatons en Tunisie et au Maroc, ne trouve pas réellement sa place en Algérie du fait des difficultés du passage portuaire et de la faiblesse de l’export d’Algérie.

Le roro Marfret Niolon photo Marfret
Le roro Marfret Niolon photo Marfret
Comment évolue le marché du transport RO/RO de l'Europe vers l'Algérie?

Le marché du transport ro-ro sur l’Algérie est composé de la remorque d’une part et du matériel roulant d’autre part. Le matériel roulant a subi une réduction très significative suite à l’interdiction du matériel roulant d’occasion par les autorités algériennes. 

Qu’y a-t-il lieu de faire pour booster et faciliter le transport RO/RO?

Il semble que la remorque soit plus adaptée quant il existe un partenariat industriel nord/sud plus dense avec des ateliers délocalisés comme au Maroc et en Tunisie.  

Quel est l'impact de la spécialisation de certains ports algériens, à l’instar de ceux de Mostaganem et d'Oran? Vous êtes-vous adaptés aux réglementations? Les temps d'attente freinent-ils le trafic?  

Pour limiter la congestion du port d’Alger, le matériel roulant neuf (camions, engins de travaux publics, chenilles...) doit obligatoirement désormais être déchargé à Mostaganem. Ceci entraine d’une part un surcoût pour les concessionnaires qui sont majoritairement à Alger, et d’autre part une congestion à Mostaganem dont les quais ne sont pas adaptés à cette augmentation d’activité. Nous aimerions que la régularité de notre service roulier soit reconnue afin que nous bénéficiions de la même priorité d’accostage que le Pavillon algérien.

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1.Posté par BOUBIDI le 20/06/2014 17:58
Bonjour
Je me dois de vous informer que le port de DjenDjen à l'est offre de meilleurs conditions de réception des navires et de traitement des marchandises. Il est intéressant à la compagnie de se positionner maintenant car il y a des perspectives de développement importants en égard au travaux du terminal à conteneurs et de la pénétrante autoroutière Djendjen / Eleulma ( region de Sétif).

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