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Neuf indépendantistes catalans condamnés de neuf à treize ans de prison pour tentative de sécession


Rédigé par le Lundi 14 Octobre 2019 | Lu 897 commentaire(s)


Oriol Junqueras est l'un des principaux condamnés (photo : Twitter)
Oriol Junqueras est l'un des principaux condamnés (photo : Twitter)
ESPAGNE. La Cour suprême d'Espagne a prononcé, lundi 14 octobre 2019, des peines contre douze responsables indépendantistes catalans inculpés lors de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Ils ont été jugés de février à juin 2019 et attendaient depuis le verdict.

Neuf d'entre eux ont été condamnés de neuf à treize ans de prison pour sédition et les trois autres à de simples amendes. Le Parquet avait réclamé jusqu'à vingt-cinq ans de prison contre l'ancien vice-président régional Oriol Junqueras qui a écopé, seul, de la plus lourde peine de treize ans d'emprisonnement.

La justice espagnole n'a retenu que le chef d'accusation de sédition et, pour certains de détournement de fonds publics. Mais pas celui, plus grave, de rébellion contre le gouvernement. Les trois autres anciens membres du gouvernement, eux en liberté provisoire, n'ont été condamné qu'à des amendes pour désobéissance.

"absolution et liberté"

Les faits concernent l'organisation, le 1er octobre 2017, d'un référendum d'autodétermination jugé illégal par la Cour constitutionnelle espagnole. Le 27 octobre 2017, fort d'un résultat positif à ce scrutin (90% de "oui" en faveur de l'indépendance), la Generalitat de Catalogne proclamait son indépendance de l'Espagne et se transformait en république. Quelques heures avant, le gouvernement espagnol avait mis ce gouvernement sous tutelle.

En novembre 2017, la justice espagnole avait incarcéré huit ministres catalans pour sédition, rébellion et détournements de fonds publics. Quatre se trouvaient en exil à Bruxelles avec le président de la Generalitat de Catalogne destitué, Carles Puigdemont. Ce dernier avait lui été arrêté en mars 2018 dans le Schleswig-Holstein puis remis en liberté par la justice allemande avant de retourner en Belgique.

Carles Puigdemont a réagi sur son compte Twitter : "100 ans de prison au total. Un outrage. Plus que jamais à vos côtés et à ceux de votre famille (...) Pour l'avenir de nos enfants. Pour la Démocratie. pour l'Europe. Pour la Catalogne." Lundi 14 octobre 2019, il a plaidé pour l'"absolution et la liberté" de ses compagnons de route. Un peu plus tard dans la journée, la justice espagnole lançait un nouveau mandat d'arrêt contre lui pour "sédition et détournements de fonds publics". Le second après celui levé en juillet 2018, suite à l'affaire allemande. Carles Puigdemont est député européen mais ne peut pas siéger, car il doit auparavant faire une prestation de serment devant l'autorité électorale à Madrid.

Des élections législatives se dérouleront le 10 novembre 2019 en Catalogne.










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