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Marseille-Fos veut redevenir le premier port de la Méditerranée


Rédigé par le Mardi 16 Décembre 2014 | Lu 2974 commentaire(s)

Pénalisé par la chute du trafic d'hydrocarbure, le Grand Port Maritime de Marseille-Fos a rétrogradé à la deuxième place en Méditerranée mais veut reconquérir son rang de leader. Il engage 360 M€ d'investissements pour accroitre et diversifier ses trafics et être plus compétitif.


Le Port de Marseille engage 360 M€ d'investissements (photo NBDC)
Le Port de Marseille engage 360 M€ d'investissements (photo NBDC)
FRANCE. Doublé par Algésiras en 2013, le Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) veut retrouver son rang de leader en Méditerranée. Faire du premier port français « un cluster logistique et industriel euro-méditerranéen au service de ses clients et en lien avec son territoire », est l’ambition affichée.

« Après avoir été très longtemps numéro un, nous avons perdu notre position de leader méditerranéen en 2013 », précise Christine Cabau-Woehrel, présidente du directoire, "car nous avons  perdu des tonnes liées au trafic d’hydrocarbures. C’est pourquoi nous sommes dans une stratégie de diversification, pour pouvoir regagner des parts de marché dans d’autres filières », en reprenant des trafics aux ports de l’Europe du Nord, poursuit-elle.

Le plan stratégique du GPMM pour 2014-2018 prévoit donc 360 M€ d’investissements pour développer les volumes et la compétitivité. 141 M€ seront consacrés aux bassins de Fos, 129 M€ à ceux de Marseille et 90 M€ au maintien des installations existantes.

Parmi les projets déjà engagés : l’agrandissement de la passe nord pour favoriser l’accès au port des plus grands bateaux, la remise en état de la forme 10 de réparation navale, la nouvelle gare de transport combiné de Mourepiane, le transfert progressif des gares de passagers de la Corse à Arenc et du Maghreb à Cap Janet…

La réalisation de l’intégralité des investissements prévus reste toutefois conditionnée à « la restauration des équilibres financiers du port » et aux participations de l'Etat, des collectivités territoriales et des financements européens.