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Les tâches (prioritaires) du nouvel exécutif libyen et les taches (indélébiles) des précédents

Série spéciale "Vers une nouvelle Libye ?" Partie 2 sur 6


Qui dirigera la Libye de demain ? Aujourd'hui, aucun nom ne se détache, sinon ceux des anciens prétendants : Fayez al-Sarraj, Khalifa Haftar et Saïf el Islam Kadhafi. L'analyse de leurs candidatures par les experts d'econostrum.info les disqualifient tous au titre de leurs errements passés. English version



Un pays morcelé à la recherche d'un nouveau guide pour réaliser son unité (carte : econostrum.info)
Un pays morcelé à la recherche d'un nouveau guide pour réaliser son unité (carte : econostrum.info)
LIBYE. Lundi 5 avril 2021, le nouvel exécutif libyen créait une commission de réconciliation nationale avec comme objectif de rétablir la paix sociale. Pour stabiliser et réunifier le pays, le Président et le Premier ministre de transition fraîchement nommés vont devoir relever pas moins de cinq  défis : réussir à constituer un gouvernement d'unité nationale (donc réunifier les institutions), retrouver une indépendance, éradiquer le terrorisme, résoudre le problème des migrations, relancer l'économie. Sans la résolution des deux premiers points, les autres challenges resteront voués à l'échec.

Les "intérimaires" au pouvoir devront céder les clefs du pays à leurs successeurs désignés par les urnes, avec un trousseau plus ou moins bien fourni. Ce gouvernement reconnu par tous s'engagera alors sur la durée. "Parmi les priorités de cette reconstruction je mettrais tout ce que la communauté internationale n'avait pas fait après la disparition de Kadhafi " souligne Bernard Valero. Et le  ministre plénipotentiaire honoraire, ex-ambassadeur de France et tout juste retraité de son poste de directeur général de l'Avitem (Agence des villes et territoires méditerranéens durables) de préciser : "la gouvernance, c’est-à-dire une administration publique, la surveillance des frontières, la fiscalité (qui ne soit pas seulement la gestion de la rente pétrolière), des forces de sécurité unifiées et professionnalisées."

Les futurs dirigeants libyens ne pourront prétendre régler les problèmes sans exercer leur autorité sur la totalité du pays. Ce qui signifie être réellement indépendants dans leurs choix. "À terme, la priorité doit être donné au départ de toutes les forces et des mercenaires étrangers présents en Libye", indiquait récemment un communiqué des ministres français, italien et allemand des Affaires étrangères, suite à leur visite sur place. "C’est indispensable pour que ce pays retrouve sa souveraineté et son unité. C’est à ces deux conditions que la Libye pourra enfin tourner la page de ces trop longues années de crise qui ont divisé le pays et qui ont durement éprouvé sa population. Il y a, pour la première fois depuis longtemps, une fenêtre d’opportunités, et nous sommes venus tous les trois soutenir les autorités libyennes pour qu’elles puissent y parvenir".

Fin 2020, un rapport de l'Onu sur la Libye estimait à environ 20 000 les mercenaires et combattants étrangers présents sur le sol libyen. Et en mars 2021, ces experts évoquaient 1200 mercenaires appartenant à la seule entreprise militaire russe privée Wagner. Sans compter les Tchadiens, les Soudanais et les Syriens ainsi que les armées étrangères (notamment celle turque). Tous violent allégrement, depuis des années, l'embargo onusien de 2011 sur le soutien armé du conflit libyen. Constatant qu’aucun mouvement en ce sens n'avait à ce jour été effectué, le Conseil de sécurité de l'Onu a réclamé vendredi 12 mars 2021, le "retrait sans plus tarder de toutes les forces étrangères et des mercenaires de Libye". Pour Alain Chouet, il s'agit d'un voeu pieu. "Ils resteront. La nature a horreur du vide et chaque chef de guerre a toujours besoin d'eux pour servir ses intérêts. Nous sommes partis pour une assez longue séquence de confusion", analyse-t-il.

Un fauteuil pour trois

Khalifa Haftar est dépeint comme un homme de trahisons (photo : DR)
Khalifa Haftar est dépeint comme un homme de trahisons (photo : DR)
"La Libye a incontestablement besoin d'une personne forte, à même de bâtir et de tenir des institutions fortes, mais sans pour autant être un nouveau dictateur", soutient Barah Mikaïl, fondateur-directeur de Stractegia et directeur du programme de sciences politiques et de relations internationales à l’université Saint-Louis – Campus de Madrid. Reste à savoir qui aura les épaules assez solides pour endosser ce rôle d'unificateur de la Libye.

Pour Henry Marty-Gauquié, directeur honoraire de la Banque européenne d'investissement (BEI) et membre du groupe d'analyse JFC Conseil, "seul le général Haftar pourrait prétendre au titre d' 'homme fort'. Mais, à mon sens, il n’a qu’une légitimité inconsistante dans l'opinion libyenne et parmi les chefs de tribus. Il a trop trahi et s'est trop rallié à différents soutiens (Kadhafi, Soudan, USA, Arabie, Russie, dans une moindre mesure France etc...) pour être perçu comme une porte de sortie pour le pays." Christian Graeff, ancien ambassadeur de France en Libye (1982-1985), se veut encore plus direct : "Haftar est un traitre né : après avoir trahi son maître Kadhafi, il a trahi les Américains qui lui avaient donné mission d’éliminer physiquement le Guide de la Révolution."
 
"Khalifa Haftar est un soldat manifestement convaincu que la solution viendra de l’emploi de la force. Formé en Russie, compagnon de Mouammar Khadafi avant de s’opposer à ce dernier, exilé aux États-Unis, soutenus par les islamistes, puis combattant Al Qaïda avec le soutien des États-Unis et des Émirats, il s'est présenté comme un acteur anti-terrorisme, rôle pour lequel il envisageait de collaborer avec la Russie et les États-Unis. À ce titre il était apprécié comme un éventuel recours fort pour une Libye réconciliée", rappelle le vice-amiral Jean-François Coustillière, membre du groupe d'analyse JFC sur les questions de relations internationales en Méditerranée.

D'ailleurs, en juillet 2017, une réunion inter libyenne, sous l'égide du gouvernement français, s’est tenue au château de La Celle, en présence du président de la République, Emmanuel Macron. Elle s'est conclue par la signature d'un accord entre Fayez el-Sarraj  et le maréchal Haftar qui s'engageaient à un cessez-le-feu en Libye. "Fin 2017, Haftar retourne la situation politique à son avantage, ses forces contrôlant une grande partie du pays, au détriment du gouvernement d'entente nationale et affirme sa capacité à diriger le pays. Il a ainsi montré son manque de fiabilité et sa propension à changer d’alliances. Il reste un homme de coups d’état et d’actions de force", insiste le vice-amiral.
 
Le nom de Khalifa Haftar ne suscite aucun enthousiasme non plus du côté d'Alain Chouet : "On se servait de lui pour embêter Kadhafi, c'est une marionnette qui ressortait au moment voulu. Son seul intérêt est de fédérer une partie des tribus de la Cyrénaïque contre celles de la Tripolitaine. Pour moi, il n’a pas d’avenir, car personne ne va miser sur lui." L'ancien officier des renseignements français (1972 à 2007 à la DGSE où il occupa le poste de chef de service du renseignement de sécurité) met aussi en avant l'âge de Khalifa Haftar : soixante-dix huit ans. "Kadhafi avait moins de trente ans quand il a pris le pouvoir en 1969", rappelle-t-il.

L'échec de Fayez al-Sarraj

Fayez al-Sarraj désigné par l'Onu et soutenu par différents pays n'a pas su tirer son épingle du jeu (photo : DR)
Fayez al-Sarraj désigné par l'Onu et soutenu par différents pays n'a pas su tirer son épingle du jeu (photo : DR)
Fayez al-Sarraj (61 ans) a déjà eu les cartes en main avec sa désignation par l'ONU en 2015 après les accords de Skhirat (Maroc). Ces textes ont permis de former un Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli. Les dés étaient cependant pipés dès le départ. Le Parlement implanté à Tobrouk (Est du pays) ne lui a jamais accordé sa confiance, pas plus que les chefs politiques et militaires de la Cyrénaïque. Et ne parlons pas des milices disséminés dans tout le pays, jusque dans les faubourgs de la capitale, qui servent parfois des intérêts étrangers.

L'exemple de la France affichant son soutien à cette décision tout en fournissant une aide militaire à son adversaire Khalifa Haftar est significatif de ce poker menteur. Fayez al-Sarraj n'a donc rien prouvé sur ses capacités à unir le pays. Son échec semblait prévisible et il ne faisait clairement pas le poids face au Maréchal qui avait tenté d'emporter le combat par les armes en assiégeant Tripoli. Khalifa Haftar eut même l'outrecuidance de s'autoproclamer maître de la destinée libyenne en se disant investit d'"un mandat du peuple". Pendant ce temps, les puissances occidentales comptaient les points et attendaient patiemment pour se positionner de voir qui allait faire le banco.

Fayez al-Sarraj n'a échappé à une Libye gouvernée par Khalifa Haftar que grâce au secours de la Turquie. Recep Tayyip Erdogan a bien monnayé le parapluie déployé au-dessus de la capitale libyenne (voir notre quatrième partie à paraître la semaine prochaine). Dès janvier 2020, le président turc commençait à y déployer ses troupes, tout en signant deux accords avec Fayez al-Sarraj. Le premier sur une coopération militaire, le second sur un tracé de frontières maritimes permettant à la Turquie de faire valoir ses droits sur de vastes zones - convoitées par l'Égypte, la Grèce et Chypre - en Méditerranée orientale.

Pour Henry Marty-Gauquié, "l'aura de Fayez al-Sarraj se limite aux chefs de tribus de la Tripolitaine. Il n'est soutenu que parce qu'il sert les intérêts des tribus et commerçants de l'ouest libyen (notamment en mobilisant les mannes occidentales et Onusiennes pour reconstruire le pays). Cela ne suffit pas pour créer l'unité." Alain Chouet biffe d'emblée le nom de l'ancien Président et Premier ministre, "à cause de sa proximité avec les Frères musulmans, ce qui fait peur aux Égyptiens qui ne le laisseront pas revenir. D'autant plus qu'il est inféodé aux Turcs."

Le fils de Kadhafi en outsider

Saïf al-Islam Kadhafi pourrait jouer le rôle d'outsider (photo : DR)
Saïf al-Islam Kadhafi pourrait jouer le rôle d'outsider (photo : DR)
Reste l'outsider Saïf al-Islam Kadhafi (48 ans). Le second fils de l'ancien dictateur a recouvré la liberté en juin 2017. Depuis son départ de la prison de Zintan, au nord du pays, il a peu parlé. En juin 2017, en décembre 2017, en mars 2018 et en décem bre 2018, des proches communiquaient sur sa candidature à une future élection présidentielle, alors qu'aucune date de scrutin n'était encore été fixée. Depuis, plus aucune nouvelle. Saïf al-Islam Kadhafi se trouve toujours sous la menace d'un mandat d'arrêt lancé en juin 2011 par la Cour pénale internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité, meurtres et persécutions". Le même qui avait permis son arrestation le 19 novembre 2011 dans le sud de la Libye, près de la frontière algérienne. Un procès s'était même déroulé, en son absence, avec comme verdict une condamnation à mort par contumace. Mais, les milices le détenant refusaient alors de le remettre aux autorités. Le fils de Mouammar Khadafi a ensuite bénéficié d'une amnistie du Parlement de Tobrouk, au grand dam du GNA à Tripoli et de la CPI réclamant toujours son extradition à La Haye pour y être jugé.
 
"Je pense qu'il n'est pas acceptable par la communauté internationale occidentale", note Henry Marty-Gauquié. "Saïf al-Islam Khadafi porte une image peu favorable en dehors de sa tribu", ajoute Jean-François Coustillière.
 
"Pas plus que Fayez Al-Saraj ou Khalifa Haftar, il n'est légitime pour prendre la présidence d'un gouvernement d'union nationale", assure aussi Bernard Valero. "Sarraj et Haftar sont trop compromis avec des puissances étrangères, Saoudiens, Émiratis, Russes, Égyptiens et Turcs principalement, pour espérer représenter des solutions acceptables par tous les Libyens", confirme Jean-François Coustillière. "Les Libyens, pas plus que les populations des autres pays arabes, ne sont voués à supporter des régimes autocratiques, qu'il s'agisse de monarchies ou de républiques", poursuit le vice-amiral.
Seul Alain Chouet pose un, certes petit, mais bémol quand même. "Saïf al-Islam ne pourrait jouer un rôle que s'il réussissait, comme son père, à fédérer certaines tribus de la Cyrénaïque."

Tous disqualifiés ?

Pour Bernard Valero aucun des trois protagonistes cités n'est suffisament légitime (photo : F.Dubessy)
Pour Bernard Valero aucun des trois protagonistes cités n'est suffisament légitime (photo : F.Dubessy)
Dans l'entretien exclusif accordé à econostrum.info, l'Ambassadeur Christian Graeff se veut plus direct sur les trois hommes : "Mon sentiment est que tous les has been sont désormais hors-jeu. Bien sûr, chacun va tenter sa chance pour prendre la direction des affaires. Mais, après presque dix ans de chaos et de luttes fratricides, le peuple libyen – 183 tribus arabes – s’opposera à ce que d’anciennes figures remontent sur la scène."
Même avis pour Barah Mikaïl, "Sarraj et Haftar ne peuvent tenir ce rôle, ils ne sont pas consensuels. Kadhafi serait incontestablement rejeté par une partie de la population."

Alors, tous disqualifiés ? Sauf si... La position des puissances étrangères et influentes sur le terrain pèse sur le choix. "Khalifa Haftar pourrait être imposé par une puissance extérieure, par exemple l’Égypte et derrière elle l'Arabie saoudite, ou la Russie. Mais j'observe que ces acteurs ne semblent pas souhaiter qu'il s'empare du pays. Ces puissances l'utilisent pour prolonger le chaos ou refuser al-Sarraj, mais pas au point qu'il gagne", analyse Henry Marty-Gauquié.

"Espérer l'émergence d'une classe dirigeante moins clivante"

Pour Barak Mikaïl "aucun nom de personnalité forte et consensuelle ne se démarque" (photo : Archives Barah Mikaïl)
Pour Barak Mikaïl "aucun nom de personnalité forte et consensuelle ne se démarque" (photo : Archives Barah Mikaïl)
Pour Bernard Valero, la solution réside dans "un gouvernement d'union nationale, car aucun des trois protagonistes cités n'est suffisamment légitime pour en prendre la tête." Barah Mikaïl estime que "certaines personnes issues du sérail militaire bénéficient d'une certaine respectabilité. Elles pourraient peut-être générer un relatif consensus en Libye. Mais le problème, c'est qu'elles feraient craindre l'imposition d'un ordre militaire. Donc, la solution doit plutôt venir des urnes."

Le fondateur-directeur de Stractegia reconnaît cependant qu'"à ce stade, il n'existe vraiment aucun nom de personnalité forte et consensuelle qui se démarque clairement, tant le pays est polarisé." Nous voila donc revenus au point de départ. Finalement, à une page blanche à écrire, loin des errements du passé. Tous les espoirs reposent plus que jamais sur le travail de la nouvelle équipe au pouvoir, mais aussi sur le Forum de dialogue politique libyen (LPDF), dont les membres sont bien décidés à encadrer au plus près la tenue des futures élections, d'autant plus qu'ils se sont tous déclarés inéligibles pendant cette phase de transition.

jean-François Coustillière espère l'émergence d'une classe dirigeante moins clivante (photo : F.Dubessy)
jean-François Coustillière espère l'émergence d'une classe dirigeante moins clivante (photo : F.Dubessy)
Jean-François Coustillière pense que l'équipe d'Abdel Hamid Dbeibah "peut laisser espérer l'émergence d'une classe dirigeante moins clivante." Alors qu'Alain Chouet "ne voit pas de solution dans l'immédiat même si la situation n'est pas tenable. La nouvelle gouvernance va donc durer, car on ne trouvera personne pour la remplacer. Le pouvoir restera dans la demi-mesure, mais la réunification finira par se faire. Quand un nouveau Kadhafi sortira des rangs pour botter les fesses de tout ces gens qui ne veulent pas vivre ensemble et l'instaurer par la force."

Une fois l'étape de la stabilisation réussie, il faudra se pencher sur le développement de l'économie qui repose aujourd’hui sur la rente pétrolière et ne pourra pas faire.... l'économie (sic) d'une diversification.


Jeudi 8 Avril 2021

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