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Les smartphones marocains Accent s’exportent en Méditerranée


Pour Abdelkarim Mazouzi, directeur général de DBM Maroc, l’avenir de sa marque d'électronique Accent se situe en Méditerranée et en Afrique de l’ouest. Il mise en particulier sur la Tunisie.


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"Les produits HT sont devenus des objets périssables" , estime Abdelkarim Mazouzi, DG de DBM Maroc (photo: DBM Maroc)
"Les produits HT sont devenus des objets périssables" , estime Abdelkarim Mazouzi, DG de DBM Maroc (photo: DBM Maroc)
MAROC. « Nous voulons inverser le rapport 80/20 en faveur de l’export », pose d’office Abdelkarim Mazouzi. Depuis une quinzaine d’années, le directeur général de DBM Maroc développe Accent, la première marque d'électronique marocaine. « Nous estimons que l’ordinateur portable est d’ores et déjà mort, donc nous nous concentrons sur les tablettes, les tablettes transformers, et les smartphones », .

Topographe de formation, il ouvre d’abord sa société en France, où il a poursuivi ses études, avant de revenir s’installer au Maroc, en 1996, à Mohammedia, sa ville natale. Lorsqu’en 1998, Abdelkarim Mazouzi lance Accent, il positionne sa marque sur une gamme de prix très bas par rapport aux grandes marques déjà installées. « A niveau de gamme équivalent nous sommes de 20 à 50% moins chers. Nous ne faisons pas de produits très haut de gamme car, ils doivent être portés par une marque très connue pour toucher leur cible et ce n’est pas notre cas aujourd’hui. » DBM vise plutôt les clients qui achètent leur deuxième ou troisième tablette ou téléphone.

Les Balkans en ligne de mire

Accent a également conçu deux tablettes destinées à un très jeune public. (photo: Accent)
Accent a également conçu deux tablettes destinées à un très jeune public. (photo: Accent)
Avec un chiffre d’affaires qui progresse lentement depuis quelques années et plafonne aujourd’hui aux environs de 27,23 M€ (300 millions de dirhams), DBM Maroc recherche de nouveaux marchés accessibles à sa marque. « Le Maroc compte 40 millions d’habitants, alors que nous devons nous adresser à un marché d’un milliard d’individus pour décoller. Une entreprise sans vision internationale demeure vouée à l’échec.» La vision de DBM obéit aujourd’hui à deux tropismes régionaux : l’Afrique de l’ouest avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Gabon et la Méditerranée.

« Nous commercialisons nos produits en Tunisie grâce à notre partenariat avec le groupe Mib. Nos ventes en Tunisie représentent 1 à 2 millions de dirhams ( 90 à 180 000 €) de chiffre d’affaires », précise Abdelkarim Mazouzi. La Tunisie présente un « modèle équivalent au Maroc », selon le Pdg, avec un marché accessible aux produits étrangers, «contrairement à l’Algérie qui est très difficile à pénétrer », précise-t-il.

DBM commence également à exporter en Jordanie et dans les Balkans. En Serbie et en République tchèque, « nos ventes restent encore très réduites, mais le marché n’est pas encore saturé, contraire à la France, l’Italie, la Belgique et l’Espagne. Accent a sa place dans ces pays.»

Produits en Chine

Pour poursuivre le développement de ses exportations, DBM Maroc espère obtenir bientôt de nouvelles lignes de crédit auprès des banques pour gonfler sa trésorerie; Car, il n’est pas question dans son cas de gros investissements productifs. « Nous ne construisons rien au Maroc. Ici, à Mohammedia, nous ne faisons que concevoir, stocker et assurer le service après-vente de nos produits qui sont entièrement fabriqués et assemblés en Chine », précise Abdelkarim Mazouzi.

Vendredi 12 Décembre 2014


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