Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

Les réactions se multiplient après les frappes de représailles en Syrie




Deux entrepôts de stockage d'armes chimiques syriens ont été détruits (photo : OIAC)
Deux entrepôts de stockage d'armes chimiques syriens ont été détruits (photo : OIAC)
SYRIE. États-Unis, France et Grande-Bretagne affirment disposer des preuves de l'utilisation d'armes chimiques à Douma (Ghouta orientale) le 7 avril 2018 par l'armée régulière syrienne. "Nous avons obtenu des preuves que du chlore, des armes chimiques, avaient été utilisés", a ainsi déclaré Emmanuel Macron dimanche 15 avril 2018 au soir interrogé par BFM TV et Mediapart. Le président de la République française a précisé que ces armes chimiques "pouvaient être attribués au régime syrien". Le ministère français de la Défense a d'ailleurs publié, samedi 14 avril 2018 sur son site, une synthèse sur le programme chimique syrien clandestin dans lequel il dévoile que "le régime syrien a préservé depuis 2013 un programme chimique clandestin". Selon le document, "la France estime donc que, sans doute possible, une attaque chimique a été conduite contre des civils à Douma le 7 avril 2018, et qu’il n’existe pas d’autre scénario plausible que celui d’une action des forces armées syriennes dans le cadre d’une offensive globale dans l’enclave de la Ghouta orientale". Avec photos à l'appui.

Se substituant à l'impasse enregistrée au Conseil de sécurité de l'Onu sur ce dossier, les trois pays ont frappé - dans la nuit du 13 au 14 avril 2018 avec 103 missiles dont 71 ont été interceptés avant d'atteindre leur objectif par les forces armées syriennes - un centre de recherche et de développement ainsi que deux entrepôts de stockage du programme d'armement chimique du régime syrien. Aucune victime, ni civile, ni militaire, ne serait à déplorer. "Nous avons été très précis, et la réponse était proportionnée, mais en même temps, ce fut un frappe lourde", annonçait James Mattis, secrétaire américain à la Défense.

L'OIAC est arrivée en Syrie

Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a dénoncé cette attaque faisant part de son "indignation".
"Si quelque chose de ce type se répète à l'avenir, cela ne fera qu'aggraver le clivage des forces saines de la communauté internationale", prévenait, lundi 16 avril 2018, Sergueï Riabkov, ministre russe des Affaires étrangères. Il précisait que "de nouvelles frappes en Syrie entraîneront une réaction plus dure." La veille à Moscou, Vladimir Poutine, à l'unisson avec le président iranien Hassan Rohani, indiquait que "la poursuite de telles violations des chartes de l'Onu aboutira inéluctablement au chaos dans les relations internationales."

Lundi 16 avril 2018, Fayçal Meqdad, vice-ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, affirmait que la Syrie allait "coopérer et fournir toutes les facilités nécessaires à la délégation d'enquête de l'OIAC pour qu'elle accomplisse sa mission". Envoyés par l'Onu, les experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques sont arrivés la veille à Douma pour mener une enquête sur les accusations d'utilisation d'armes chimiques du 7 avril 2018. L'ambassade de Russie à la Haye, siège de l'organisation, où se déroule une réunion d'urgence de l'OIAC, a confirmé "son engagement à assurer la sécurité de la mission et de ne pas s'ingérer dans son travail."

Mais, déjà, le Royaume-Uni accuse le régime syrien et la Russie d'entraver l'accès au site touché à Douma que ne peuvent pas encore visiter les membres de la mission de l'OIAC.

Réunis lundi 16 avril 2018 à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont menacé d'imposer de nouvelles sanctions à la Syrie, "de nouvelles mesures restrictives envers la Syrie tant que la répression se poursuivra", indique un communiqué. L'UE apporte son soutien à l'initiative franco-américano-britannique de frappes contre l'arsenal chimique syrien.




Lundi 16 Avril 2018



Lu 1389 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >
Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.







RÉflexions

Réflexion

L'égalité dans le partage successoral, qu'est-ce qui gêne les musulmans ?


avis d'expert

Razika Adnani Philosophe et écrivaine. Associée au groupe d'analyse de JFC Conseil

 









Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA