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Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne réclament un cessez-le-feu en Libye


LIBYE. Parlant de menace pour la paix et la sécurité internationale, le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne demande la fin des combats autour de Tripoli. Ils réaffirment que la solution en Libye est politique et pas militaire.


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LIBYE. Alors que les troupes de l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar poursuivent leur offensive sur Tripoli, le Conseil des affaires étrangères de l'Union européenne tire la sonnette d'alarme. "L'UE parle d'une seule voix sur la Libye. Il est clairement établi que l'offensive militaire lancée par l'ANL et l'escalade qui s'en est suivie à Tripoli et aux alentours constitue une grave menace pour la paix et la sécurité internationale", souligne à Bruxelles Federica Mogherini, Haute-Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et pour la Politique de sécurité. Une phrase reprise dans une déclaration du Conseil des Affaires étrangères. Cet organe, créé en 2009 et réunissant, une fois par mois, tous les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l'UE, précise dans ce texte que ceci "compromet encore davantage la stabilité de la Libye".

Selon le Conseil, qui "réaffirme son attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'intégrité territoriale et à l'unité nationale de la Libye", la situation "aggrave le risque de menace terroriste dans tout le pays". Les soldats de l'organisation Etat islamique se sont réfugiés au centre et au sud du pays et le déplacement des troupes de l'ANL à l'Ouest leur laisse quelque peu le champ libre. Amaq, l'agence de propagande de Daech, évoquait le 9 mai 2019 deux attaques de commandos contre le domicile d'un combattant de l'ANL à Ghadduwah (2 morts) et contre une caserne de cette armée à Sebha (9 morts).

Deux nouvelles demandes de cessez-le-feu

Les troupes du Maréchal Haftar veulent conquérir Tripoli (photo : ANL)
Les troupes du Maréchal Haftar veulent conquérir Tripoli (photo : ANL)
La bataille pour Tripoli a commencé le 7 avril 2019 quand l'ANL autoproclamée venue de l'Est, dirigée par le maréchal Haftar et un Parlement dissident, a engagé les combats près de la capitale libyenne contre les troupes de l'armée régulière du Gouvernement d'unité nationale (GNA). Depuis, le premier ministre Fayez al-Sarraj, reconnu par l'Onu et la  communauté internationale, tente d'endiguer l'assaut. Le conflit a déjà fait depuis 454 morts et plus de 2 000 blessés, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). L'ANL revendique sur son site Facebook le contrôle de 95% du territoire libyen.

Les nombreux cessez-le-feu demandés par l'Onu n'ont pour le moment pas été entendus. Celui lancé, lundi 13 mai 2019, par le Conseil des Affaires étrangères de l'UE, "exhortant toutes les parties à appliquer immédiatement un cessez-le-feu et à coopérer avec les Nations unies afin de garantir une cessation complète des hostilités", a peu de chance de l'être. Pas plus que l'appel conjoint franco-italien, le même jour, demandant "un cessez-le-feu immédiat et la reprise du dialogue".

Les ministres européens des Affaires étrangères rappellent pourtant que "des attaques sans discrimination dans des zones résidentielles densément peuplées peuvent être assimilées à des crimes de guerre. Quiconque viole le droit international humanitaire doit répondre de ses actes".
Déjà, l'OMS dénonçait voici un mois cette violation et déplorait les attaques visant les ambulances et le personnel médical.

Les multiples réunions entre les deux hommes forts libyens, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, à Paris (mai 2018), Palerme (novembre 2018) et dernièrement à Abou Dhabi (février 2019) ont insisté sur le fait que la solution est politique et pas militaire. L'UE et l'Onu continuent à prôner ce discours. Reste que la conférence nationale qui devait se tenir à Tripoli du 14 au 16 avril 2019 sur la question a du justement être repoussée, pour cause de guerre civile. Réunissant toutes les parties, elle devait permettre de tracer une feuille de route pour réconcilier l'Est et l'Ouest du pays et envisager des élections d'ici à la fin de l'année 2019.
La bataille pour la capitale a d'ailleurs débuté alors que Ghassan Salamé, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu et chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), tentait, sur place, de raisonner tout le monde. Et que même Antonio Guterres, son secrétaire général, venait de rencontrer les deux hommes forts libyens.


Mardi 14 Mai 2019

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