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Les laboratoires pharmaceutiques étrangers pénalisés par la réglementation algérienne


A défaut d’un marché du médicament, l’avenir en Algérie semble être favorable aux firmes étrangères spécialisées dans l’équipement médical. Le gouvernement encourage les investissements étrangers dans ce secteur, au moment où leurs laboratoires pharmaceutiques s’en vont à la recherche de nouveaux marchés, jugés plus cléments sur le plan réglementaire.


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La nouvelle réglementation en Algérie semble décourager les laboratoires pharmaceutiques étrangers (photo DR)
La nouvelle réglementation en Algérie semble décourager les laboratoires pharmaceutiques étrangers (photo DR)
ALGERIE. Le SIMEM (Salon international du médicament et de l’équipement médical) qui s'est tenu du 4 au 7 mai 2009 au Palais de la culture à Alger, a changé d’allure pour sa 12è édition. La majorité des exposants sont positionnés sur le secteur de l'équipement médical, au détriment du créneau du médicament. C'est le cas par exemple de la totalité des 20 exposants du pavillon France.

Les implantations d'entreprises étrangères spécialisées dans l'équipement médical sont d'ailleurs encouragées. Le secrétaire général du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdeslam Chakou, a profité du salon pour les inciter à investir en Algérie, promettant même des facilités.

Il semble entendu. Par exemple, Paule Tourniaire, responsable des salons internationaux à l’étranger à la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence, confirme l’intention de trois exposants français d’investir en Algérie.

Réduction des importations de médicaments

A l'inverse, les laboratoires pharmaceutiques étrangers se désintéressent de l'Algérie et choisissent de plus en plus de se tourner vers l'étranger. La nouvelle réglementation, qui interdit l’importation de médicaments produits localement, et la disposition "Ouyahia", qui oblige tout importateur étranger à s’associer à un actionnaire algérien à hauteur de 30% de son capital, semblent constituer les principales causes de ce phénomène.

L’Algérie demeure pourtant un marché en croissance.

En 2008, elle a importé 1,85 md$ de médicaments, notamment des produits anti-cancéreux, les antihépathiques, contre 1,44 mds$ en 2007, soit une hausse de 27,86%. La consommation de médicaments en Algérie se situe entre 40 $ et 60 $ par habitant, ce qui reste dans les normes régionales du Maghreb.

Mais elle s’avère nettement inférieure à celle des habitants des pays de la rive nord de la Méditerranée qui atteignent, comme en France, un montant 10 à 15 fois supérieur.

Appel au renforcement la production nationale

Jean-François Heugas, DG de la CFCIA (photo AB)
Jean-François Heugas, DG de la CFCIA (photo AB)
Pour expliquer l'absence d'exposants français sur le volet médicaments, Jean François Heugas, directeur général de la Chambre française de commerce et d'industrie en Algérie (CFCIA), rappelle que les fabricants ont effectué une mission collective en Algérie en avril, pilotée par la Fédération française du médicament.

Il reconnaît cependant aussi l'impact d'une réglementation qui "fait du yoyo". "On peut très bien comprendre que l’Algérie, grand consommateur de médicaments à la facture d’importation élevée, veuille produire le maximum de médicaments, à commencer par les médicaments génériques", analyse-t-il. "C’est tout à fait compréhensible et c’est une marque de bonne gestion de la part de l’Algérie, mais il y a quand même un flou et je crois qu’il y a encore besoin, pour l’instant, des firmes internationales françaises qui sont expertes en la matière."

Reste que le ministre algérien de l'Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, a appelé l'entreprise publique de production pharmaceutique Saidal à élargir sa gamme de médicaments pour couvrir davantage les besoins du pays.

Lire aussi : Le marché algérien se rétrécit pour l'industrie pharmaceutique méditerranéen

A. Belkessam, à ALGER

Mercredi 6 Mai 2009

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