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Les banques au Liban épient les transactions de leurs clients syriens


Rédigé le Vendredi 2 Décembre 2011 à 18:29 | Lu 1709 commentaire(s)


La Banque centrale libanaise accuse, malgré la crise, une augmentation de ses crédits bancaires de 15% en 2011 (site de la banque)
La Banque centrale libanaise accuse, malgré la crise, une augmentation de ses crédits bancaires de 15% en 2011 (site de la banque)
LIBAN / SYRIE. Les banques au Liban surveillent de très près les transactions de leurs clients syriens indiquaient des responsables du secteur, jeudi 1er décembre 2011.

Une entreprise adoptée, suite aux sanctions de la Ligue arabe, dimanche 27 novembre 2011, prévoyant notamment un gel des comptes bancaires du gouvernement syrien dans les pays arabes. Le ministre libanais de l'Économie, Nicolas Nahas, annonçait, mercredi 30 novembre 2011, que le Liban appliquerait bel et bien les sanctions. "Nous sommes engagés par la mise en application des sanctions de la Ligue arabe", affirmait le ministre ajoutant que "l'État libanais n'a pas d'échanges commerciaux ou de transactions financières avec le gouvernement syrien ou la Banque centrale de Syrie ".

Depuis, "les banques prennent des précautions extrêmes pour éviter de mauvaises surprises concernant des personnes ou des institutions visées par les sanctions" dévoilait, à l'AFP, un responsable de l'une des plus importantes banques du Liban. Selon lui, "les banques fuient tout ce qui est lié à la Syrie comme si c'était une maladie, parce que les États-Unis surveillent de près". Ainsi, les nouveaux clients syriens demeurent sous étroite surveillance et selon l'AFP, plusieurs n'ont pu ouvrir de compte.

Or, selon le ministre syrien de l'Économie et du Commerce Mohammad Nidal al-Chaar, le gel des transactions ou des avoirs des dirigeants syriens serait superfétatoire. "Les Syriens ne sont ni naïfs ni idiots, leurs comptes ne sont pas à leur nom propre, mais à ceux de leurs cousins, familles ou autres qui vivent au Liban par exemple. Comment contrôler alors ces transactions ?", s'interroge-t-il.

La situation risque de s'envenimer puisque l'Union européenne votait, ce jeudi 1er décembre 2011, de nouvelles sanctions, ajoutant notamment douze personnes et onze nouvelles sociétés à ses listes de gels d'avoir et d'interdiction de visa. En réaction, Damas suspendait séance tenante son adhésion à l'UpM.