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Les aéroports méditerranéens se substituent aux plates-formes fermées


Rédigé par , le Lundi 19 Avril 2010 - Lu 2780 fois


Le trafic a repris partout en Europe au sud d'une ligne Bordeaux-Nice (photo aéroport Marseille Provence)
Le trafic a repris partout en Europe au sud d'une ligne Bordeaux-Nice (photo aéroport Marseille Provence)
MEDITERRANEE. Alors que les compagnies aériennes grondent contre les gouvernements (voir la déclaration complète d' IATA ) et que les premiers chiffres officiels sur les conséquences financières du nuage de cendres du volcan islandais Eyjjafjoll commencent à sortir (35 M€ de pertes quotidiennes pour Air France / KLM, par exemple), la situation reste difficile dans le ciel méditerranéen.

Seuls 30% des vols sont assurés en Europe. Selon Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, entre 8 000 et 9 000 vols sur les plus de 28 000 prévus sont assurés lundi 19 avril 2010 en Europe.

A l'exception de l'aéroport de Nantes, l'ensemble des plates-formes françaises du Nord de la France restent fermées. Celles du Sud sont opérationnelles, même si certains vols n'arrivent pas ou ne partent pas. Ceci pour deux raisons : les avions bloqués dans les aéroports du Nord ne peuvent assurer leur rotation et les vols prévus vers des aéroports fermés ne peuvent décoller ou arriver.

Ceci frappe notamment l'aéroport de Toulon-Hyères dont la plupart des vols sont à destination d'aéroports fermés (Paris Orly, Amsterdam Schiphol, Bruxelles, Brest et Londres). Seuls quelques vols privés d'aviation d'affaires en provenance d'Italie ont pu ainsi atterrir sur le tarmac varois.

Les aéroports du Sud de l'Europe deviennent des "bases de rapatriement"

L'aéroport Marseille Provence voit également son trafic restreint. Il traitera 160 vols lundi 19 avril 2010, contre 300 prévus habituellement. Son tarmac devait cependant recevoir une vingtaine de vols non programmés sur Marseille en provenance notamment d'Afrique du Nord, de Syrie, d'Israël et de Turquie, et le plus souvent à destination de Paris. L'objectif est de permettre aux passagers bloqués de se rapprocher pour trouver une autre solution de transport (bus, train, location de voitures...) pour regagner leur destination finale.

D'autres aéroports captent également ce trafic comme Nice, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Pau, Tarbes et Biarritz.

Comme les aéroports du Sud de la France, ceux d'Italie et d'Espagne se proposent comme "base de rapatriement" pour les quelque sept millions de voyageurs européens encore bloqués dans le monde entier. José Blanco, ministre espagnol des Infrastructures, a notamment annoncé que son pays allait augmenter le nombre de trains en circulation pour permettre aux passagers de rejoindre d'autres parties de l'Europe.

En Italie, les aéroports du Nord restent fermés jusqu'à au moins mardi 20 avril au matin.

En revanche, en Espagne, en Serbie, au Montenegro, en Croatie et en Turquie, la totalité des aéroports a rouvert.

Lire aussi : L'Association internationale du transport aérien critique l'Europe sur sa gestion de la crise du volcan




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