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Le tourisme algérien table plus que jamais sur la destination Sahara


Le tourisme algérien n’est pas en mesure de prendre le relais des pays voisins (Tunisie, Maroc et dans une mesure moindre Égypte) pour accueillir les touristes étrangers qui boudent quelque peu ces destinations habituellement très prisées. Se voulant réalistes, les responsables du secteur travaillent sur le long terme (horizon 2030), en tentant de faire de la destination Sahara le fer de lance de leur politique.


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Les responsables du secteur travaillent sur le long terme(photo AB)
Les responsables du secteur travaillent sur le long terme(photo AB)
ALGERIE. Les officiels du tourisme ont décidé de partir à la conquête des marchés extérieurs. Interrogé par econostrum.info lors du Salon international du tourisme et des voyages (SITEV 2011) tenue du 18 au 21 mai 2011, le directeur général de l’Office national du tourisme (ONT) a déclaré : «Nous priorisons d’abord les marchés émetteurs classiques». Et Mohamed Amine Hadj Saïd de citer l’Espagne, Dubaï…

Une telle démarche n’interdit pas de voir au-delà de ces pays. Et Hadj Saïd précise alors : «Lorsque nous nous trouvons à Dubaï, nous avons affaire aux Chinois et aux Russes. C’est déjà un relais
Pour y arriver, le directeur général table sur «les salons professionnels internationaux» qui permettent «d’avoir aussi bien l’organisateur que tous les pays qui gravitent autour».

Les étrangers, cible prioritaire

Mohamed Amine Hadj Saïd , DG de l'ONT (photo AB)
Mohamed Amine Hadj Saïd , DG de l'ONT (photo AB)
En termes de produits, le Sahara constitue l’arme fatale pour les responsables. Le directeur général de l’ONT considère en effet que «c’est un produit unique en son genre. Il est destiné aux étrangers pour qui le désert représente un rêve, un dépaysement.»

Ce genre de produit cible davantage les Européens, les Asiatiques et les Nord-Américains que les Arabes qui sont davantage attirés, selon Hadj Saïd, par le tourisme balnéaire.

En dépit des problèmes de sécurité découlant de la situation dans le Sahel (enlèvements de ressortissants européens) et de la guerre en Libye, les responsables du tourisme considèrent que le tourisme saharien doit jouer un rôle de tout premier plan dans la promotion de la destination Algérie. Les zones désertiques sécurisées doivent pouvoir continuer, selon eux, à attirer les touristes étrangers.

Les défis du tourisme domestique

Le Sahara constitue l’arme fatale(photo AB)
Le Sahara constitue l’arme fatale(photo AB)
Ils ne semblent pas tabler en revanche sur le tourisme local pour compenser les défections dues à la dégradation de la situation sécuritaire et aux mises en gardes pressantes des gouvernements étrangers à leurs ressortissants.

Pour le directeur général de l’ONT, «le tourisme saharien est sélectif, c’est un tourisme haut standing» qui ne dépayse pas l’Algérien, qui interpelle très peu son imaginaire. Selon lui, «les Algériens préfèrent les sites balnéaires et les sites thermaux

Il convient néanmoins de noter que le coût des titres de transport (avion, location de voiture…) et du service hôtelier (hébergement, restauration…) constituent des freins au développement d’un tourisme saharien domestique.

Investissements publics, privés et étrangers

Smaïl Mimoun,ministre du Tourisme(photo AB)
Smaïl Mimoun,ministre du Tourisme(photo AB)
Rencontré au cours du Sitev, le ministre du Tourisme a donné à econostrum.info quelques chiffres sur les investissements étrangers : « Actuellement, nous avons deux projets émiratis ( EIIC et Emiral) pour un montant global de 54 mrds de dinars algériens (525 M€). Emiral à Sidi Fredj (trente kilomètres à l’ouest d’Alger) avec un financement 100% étranger de l’ordre de 41 mrds de dinars algériens (399 M€). Et EIIC, à Moretti (dans la même région) pour un montant de 13 mrds de dinars algériens (126 M€)

Il s’agit, dans les deux cas, de complexes touristiques de haut standing formés d’hôtels 5 étoiles, de centres de remise en forme, de centre commerciaux, de bungalows…

Les promoteurs privés algériens ne semblent pas en reste puisqu’ils initient, toujours selon Smaïl Mimoun, «523 projets d’une capacité globale de 50 000 lits avec la création de 75 000 postes d’emplois pour un montant de 152 mrds de dinars algériens (1,47 mrds€)

Enfin, le parc hôtelier public fera l’objet, toujours selon la même source, d’une rénovation pour un montant de 50 mrds de dinars algériens(486 M€).

A. Belkessam, à ALGER

Lundi 6 Juin 2011

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1.Posté par Sainte-Adèle le 06/06/2011 23:58
Bonne chance !


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