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Le scénario vertueux 2040 prévoit une réduction de 30% de la demande d'énergie primaire


ADEME
Le rapport sur la transition énergétique en Méditerranée en 2040 publié par MEDENER et l'OME avec l'appui de l'ADEME montre le gap entre le scénario conservateur et celui de transition énergétique. L'alliance de l'efficacité énergétique et de la transition énergétique porterait à 27% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la région.



À l'horizon 2040, la région méditerranéenne devra pouvoir répondre à un triple défi : démographique avec à minima le doublement de la population urbaine, énergétique avec l'augmentation de près de 60% de la demande d'énergie, et climatique par l'accroissement de l'ordre de 50% des émissions de gaz à effet de serre.

Dans leur rapport sur « la transition énergétique en Méditerranée, scénario 2040 », publié en mai 2016, l'Association méditerranéenne des agences nationales pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables (MEDENER), l'Observatoire méditerranéen de l'énergie (OME) et l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME – France) livrent deux scénarios : le conservateur ou « laisser-faire » et celui de « Transition Energétique ». Ce dernier s'appuie sur l'hypothèse que tous les programmes et objectifs officiels, annoncés par les gouvernements sur le développement de politiques énergétiques durables et sous forme de plan ou de projets, se trouveront bien mis en place.

Le fossé entre les deux scénarios ( fig.1 et 2 ) s'avère spectaculaire avec, notamment, une demande en énergie primaire en hausse de 50% dans le premier et une augmentation de seulement 7% dans le second. À l'horizon 2040, le scénario vertueux permet de réduire de 30% la demande d'énergie primaire et de 23% la consommation d'énergie finale. Dans le même temps, il prévoit une augmentation de 27% de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la région. Elles deviendraient alors la première source de production d'électricité.
Ce scénario permet également d'éviter 200 GW d'infrastructures additionnelles de production d'énergie à partir des énergies fossiles et de diminuer de 38% les émissions de Co2.

Le scénario vertueux 2040 prévoit une réduction de 30% de la demande d'énergie primaire


Le bâtiment, un enjeu pour accélérer la transition énergétique en Méditerranée

Le scénario vertueux 2040 prévoit une réduction de 30% de la demande d'énergie primaire
Les différences entre le Nord et le Sud demeurent cependant significatives. Ainsi, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique atteindrait, en 2040, 23% dans le nord et 7% dans le sud avec le scénario « laisser-faire », et 39% dans le nord contre 16% dans le sud avec le « Scénario Transition Energétique ».

L'efficacité énergétique est un préalable indispensable au développement des énergies renouvelables dans le scénario vertueux ( fig.3 ). Aujourd'hui,le secteur du bâtiment représente 35 % de la consommation d'énergie finale en Méditerranée ( 24 % pour le seul secteur résidentiel ). Il s'agit donc d'un levier essentiel à actionner. Selon les projections, le potentiel d'économies d'énergie se situe à 40% pour les bâtiments neufs avec un besoin prévu de 50 millions de bâtiments additionnels d'ici à 2040 en Méditerranée. L'enjeu des économies d'électricité est majeur dans la région. En effet, le faible taux d'équipement en climatiseurs est pourtant déjà responsable de la pointe de la demande en électricité. La solution la plus adaptée impose de limiter les besoins thermiques des bâtiments couplé de l'installation d'équipements performants de climatisation. Par ailleurs, les énergies renouvelables pourraient fournir près des 2/3 de la production électrique en 2040 et 80 % des capacités installées. D'ores et déjà en 2015 les investissements en énergies renouvelables ont été supérieur à ceux du gaz.

Il faut compter également avec les économies d'énergie réalisables dans le domaine des transports et de l'industrie. Représentant un tiers de la consommation finale d'énergie, le transport utilise aujourd'hui à 95% des produits pétroliers. Une combinaison de renouvellement du parc automobile (notamment au sud), de normes d'efficacité énergétique plus strictes, d'accroissement de la part des véhicules hybrides et électriques, du transfert modal pour le transport des marchandises et du transport collectif pour les passagers, permettrait d'importants gains en efficacité énergétique.

L'industrie « pèse » elle 25% de la consommation d'énergie finale. Le remplacement des équipements industriels par d'autres plus performants, leur maintenance régulière, la réduction des pertes et gaspillages, le développement de l'utilisation des déchets et des énergies renouvelables pour la production d'énergie, s'avèrent autant de pistes à explorer. Elles pourraient se traduire par des économies d'électricité de 15% d'ici à 2030.

 

La Méditerranée c'est :

7% de la population et 8% de la consommation d'énergie primaire dans le monde

Plus de 100 millions d'habitants en 2040 dont 90% au Sud de la Méditerranée et un besoin de 50 millions de nouveaux logements

1 demande en énergie multipliée par 3 dans 30 ans

Les énergies renouvelables pèsent 11% dans le mix énergétique dans la région Méditerranée (en 2013)

80% des énergies renouvelables est consommé au Nord de la Méditerranée.

 


English version
Dossier Spécial Medener - Transition énergétique
Publireportage ADEME

 

Mardi 19 Juillet 2016


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