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Le président du Conseil constitutionnel algérien présente sa démission


Rédigé par le Mardi 16 Avril 2019 | Lu 1431 commentaire(s)


Tayeb Belaiz quitte la présidence du Conseil constitutionnel algérien (photo : Conseil constitutionnel)
Tayeb Belaiz quitte la présidence du Conseil constitutionnel algérien (photo : Conseil constitutionnel)
ALGÉRIE. Tout juste nommé en février 2019, après le décès de son prédécesseur Mourad Medelci, Tayeb Belaiz (70 ans) démissionne, mardi 16 avril 2019, de son poste de président du Conseil constitutionnel algérien.

A l'instar du chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah, et du premier ministre Noureddine Bedoui, les manifestants demandaient le départ de cet autre membre du clan Bouteflika. Tayeb Belaiz avait déjà exercé la fonction de président du Conseil constitutionnel de mars 2012 à septembre 2013 avant de laisser sa place, justement, à Mourad Medelci.

Selon une partie de la presse algérienne, il s'agit d'une stratégie du général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et homme fort du régime qui a déjà obtenu en sous-main la démission d'Abdelaziz Bouteflika, pour "remplacer progressivement les trois personnalités décriées par la rue en les poussant à la démission".

Tout s'enclencherait comme un "Domino Day" s'appuyant sur la Constitution. Tayeb Belaiz devra être remplacé par Abdelkader Bensalah par une personnalité indépendante donc non-inféodée au pouvoir, qui à son tour prendrait le poste de chef de l'Etat par intérim après... la démission d'Abdelkader Bensalah. Ceci entraînerait tout naturellement le départ du premier ministre et du président de l'Assemblée populaire nationale.

Le poste de président du Conseil constitutionnel, en charge de valider les candidatures à la présidentielle et veiller à la régularité des opérations de votes, est essentiel alors que se prépare une élection le 4 juillet 2019.