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Le plan social d'Airbus ne comprendra aucun licenciement sec en France



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Le futur avion vert va permettre de sauver des emplois (photo : Airbus)
Le futur avion vert va permettre de sauver des emplois (photo : Airbus)
FRANCE. La direction d'Airbus a signé, lundi 12 octobre 2020 après quatre mois de négociations, deux accords avec les syndicats dans le cadre de son plan de sauvegarde de l'emploi. Les conséquences de la Covid-19 sur son industrie avaient conduit le constructeur aéronautique à annoncer, en juillet 2020, 15 000 suppressions d'emplois dont 5 000 en France (redescendu à 4 200), principalement à Toulouse (3 400).

Mais, selon ces accords, tous les départs sur les sites français s'effectueront sur la base du volontariat. "C'est une grande satisfaction. Il n'y aura pas de licenciements secs (...) On y arrivera fin mars par l'ouverture d'une dernière négociation qui nous permettra d'arriver au zéro licenciement contrat. On a un engagement de la direction en ce sens", affirme Dominique Delbouis, coordinateur FO pour le groupe Airbus. En cas de nombre de départs volontaires non suffisants par rapport aux prévisions de la direction d'ici mars 2021 (au lieu du 31 décembre 2020 fixé dans un premier temps), de nouvelles négociations se dérouleraient portant sur un ajustement des départs ou des mesures d'économies complémentaires.

Au moins 1 000 postes seront concernés par des retraites anticipées (contre 650 prévus avant les accords), 400 partiront naturellement en retraite et 400 autres pourront créer leur entreprise. L'activité partielle de longue durée (APLD) va permettre de sauver 1 500 emplois essentiellement en production et le dispositif Corac (recherche aéronautique), 500, affectés au projet du futur avion vert.

Un tract du syndicat Force ouvrière (FO) Airbus, majoritaire dans l'entreprise, relève : "quand le dialogue social gagne, c'est Airbus qui gagne et ce sont les salariés qui gagnent". Et indique, "nous n'avons jamais nié les effets de cette crise dramatique sur Airbus. Nous nous sommes juste imposés à trouver des solutions, pour ne pas rajouter une crise à la crise", tout en précisant "cependant, il est capital et urgent de trouver les moyens de sortir au plus vite de ce drame sanitaire et de ses répercussions économiques et sociales".

FO, la CFE-CGC pour qui "Airbus est en bonne voie pour qu'il n'y ait aucun départ contraint", et la CFTC ont paraphé ces deux textes. Mais pas la CGT qui refuse de "cautionner un plan qui contient des mesures de licenciement sec, pas plus que l'accord sur l'APLD qui ne permet pas de protéger tous les salariés", selon son délégué syndical central chez Airbus, Patrice Thébault.

Mardi 13 Octobre 2020

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