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Le passage à l'euro n'a provoqué qu'une inflation modérée (photo : F.Dubessy)
FRANCE. Une étude produite par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), et dévoilée mercredi 24 mai 2017, révèle que les prix à la consommation n'ont augmenté que de 1,4% en moyenne par an en France depuis le passage à l'euro. Donc de 2002 à 2016.
Ce rapport vient contredire les discours sur un euro inflationniste. D'autant plus qu'entre les années 1986 et 2001 (malgré le contre-choc pétrolier, les baisses de TVA, et les mesures de stabilité des prix), cette hausse s'est portée à 2,1% en moyenne. Au cours des quinze dernières années, l'inflation n'a dépassé les 2% qu'à quatre reprises : en 2003, 2004, 2008 et 2011. "La conversion en euros des prix en francs a certes entraîné une hausse des prix, via notamment le basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques en euros. Mais les évaluations menées à partir des données microéconomiques de prix ont conclu à un impact modéré du passage à l’euro, de l’ordre de + 0,1 % à + 0,2 % sur les prix", certifie l'Insee.
Selon l'organisme public, la divergence entre la mesure de l’inflation et la perception qu’en ont les ménages s'explique par le fait "qu’ils sont plus sensibles à l’évolution des produits achetés fréquemment, dont ils se rappellent plus facilement le dernier prix valorisé en francs, une référence qui s’éloigne dans le temps au fil des ans. Or, si les prix de ces produits ont été revalorisés plus fortement lors du basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques en euros, leur hausse depuis quinze ans n’est pas plus prononcée qu’au cours de la décennie précédant le passage à l’euro".
Ce rapport vient contredire les discours sur un euro inflationniste. D'autant plus qu'entre les années 1986 et 2001 (malgré le contre-choc pétrolier, les baisses de TVA, et les mesures de stabilité des prix), cette hausse s'est portée à 2,1% en moyenne. Au cours des quinze dernières années, l'inflation n'a dépassé les 2% qu'à quatre reprises : en 2003, 2004, 2008 et 2011. "La conversion en euros des prix en francs a certes entraîné une hausse des prix, via notamment le basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques en euros. Mais les évaluations menées à partir des données microéconomiques de prix ont conclu à un impact modéré du passage à l’euro, de l’ordre de + 0,1 % à + 0,2 % sur les prix", certifie l'Insee.
Selon l'organisme public, la divergence entre la mesure de l’inflation et la perception qu’en ont les ménages s'explique par le fait "qu’ils sont plus sensibles à l’évolution des produits achetés fréquemment, dont ils se rappellent plus facilement le dernier prix valorisé en francs, une référence qui s’éloigne dans le temps au fil des ans. Or, si les prix de ces produits ont été revalorisés plus fortement lors du basculement vers de nouvelles grilles tarifaires psychologiques en euros, leur hausse depuis quinze ans n’est pas plus prononcée qu’au cours de la décennie précédant le passage à l’euro".