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Le décès du président du Conseil constitutionnel pèse sur l'organisation de la présidentielle en Algérie



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Le décès de Mourad Medelci intervient à trois mois de la Présidentielle où sont rôle est capital (photo : Conseil constitutionnel algérien)
Le décès de Mourad Medelci intervient à trois mois de la Présidentielle où sont rôle est capital (photo : Conseil constitutionnel algérien)
ALGÉRIE. Alors que l'élection présidentielle algérienne doit se dérouler le 18 avril 2019, le décès de Mourad Medelci (75 ans), président du Conseil constitutionnel, lundi 28 janvier 2019, vient créer une incertitude. La Constitution stipule que ce haut-personnage de l'Etat doit valider les candidatures - très nombreuses et qui doivent obtenir 60 000 parrainages d'électeurs répartis dans au moins vingt-cinq wilayas ou 600 parrainages d'élus - et annoncer les résultats définitifs.

Les prétendants n'ont plus que jusqu'au 3 mars 2019 à minuit pour déposer leurs dossiers. C'est d'ailleurs Mourad Medelci qui avait validé la candidature à un quatrième mandat d'Abdelaziz Bouteflika en 2014, en dépit de son état de santé. Le président sortant n'est pas encore officiellement candidat à un cinquième mandat même si son parti le Front de Libération Nationale (FLN) l'a désigné, en octobre 2018, pour le représenter lors de la présidentielle d'avril 2019.

En poste depuis septembre 2013, Mourad Medelci, natif de Tlemcen en avril 1943 et licencié en Sciences économique de l'Université d'Alger (1966), avait occupé plusieurs postes ministériels (Budget de 1991 à 1992, Commerce de 1988 à 1989 puis de 1999 à 2001, Finances de 2001 à 2002 puis de 2005 à 2007, Affaires étrangères de 2007 à 2013). Il avait également dirigé la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) en 1980.

Un choix stratégique

L'institution doit se réunir très prochainement autour de Mohamed Habchi, vice-président du Conseil constitutionnel qui va assurer l'intérim, pour déclarer la vacance et la notifier officiellement au Président de la république algérienne. Il appartient à ce dernier de désigner son successeur pour un mandat de huit ans non renouvelable et il doit le faire dans les quinze jours après cette notification. Un choix éminemment stratégique en cette période plus qu'à toute autre et qui devrait donc échoir à un très proche d'Abdelaziz Bouteflika, d'autant plus s'il annonce briguer un cinquième mandat. Le nom de Tayeb Louh, actuel ministre de la Justice, est cité par la presse locale.

Mourad Medelci souffrait d'une "longue maladie" indiquent certains médias algériens dont Al Watan. Le journal algérien dénonce dans un article titré "Ces malades qui s'accrochent au pouvoir", le "maintien à des postes stratégiques des responsables lourdement affaiblis par la maladie" et ses conséquences "au mieux la vacance du pouvoir et au pire à la délégation de celui-ci à d'autres. Dans les deux cas, c'est l'intérêt des personnes qui a été pris en compte au détriment de celui des institutions." Le quotidien vise nommément les trois premières personnalités de l'Etat, le défunt, le président du Sénat Abdelkader Bensalah et le président de la République Abdelaziz Bouteflika.

Le Conseil constitutionnel algérien est composé de douze membres (quatre désignés par le président de la République, deux par l'Assemblée populaire nationale, deux pas le Conseil de la Nation, deux par la Cour suprême et deux par le Conseil d'Etat).


Mardi 29 Janvier 2019

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