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Le chef du gouvernement d'accord national libyen va quitter ses fonctions


Rédigé par le Jeudi 17 Septembre 2020 | Lu 1914 commentaire(s)


Fayez el-Sarraj quittera le pouvoir fin octobre 2020 (photo : DR)
Fayez el-Sarraj quittera le pouvoir fin octobre 2020 (photo : DR)
LIBYE. Quelques jours seulement après l'annonce de la démission de Abdallah el-Thani, premier ministre du gouvernement parallèle installé à Benghazi, à l'Est du pays, c'est le chef du Gouvernement d'accord national (GNA) qui jette l'éponge. Fayez el-Sarraj devrait quitter ses fonctions fin octobre 2020.

Le premier n'a pas résisté à la pression des manifestants se plaignant de la corruption et de la détérioration de leurs conditions de vie. Les protestataires ont même incendié le bâtiment abritant le siège de ce gouvernement, sous tutelle du parlement de Tobrouk.
Le second, dans un discours prononcé à la télévision nationale libyenne mercredi 16 septembre 2020 au soir, a indiqué avoir essayé d'atteindre "le plus de consensus possible" avant de constater "mais les difficultés ont été insurmontables." Le chef du gouvernement se fait même accusateur : "certaines parties s'obstinent à parier sur la solution militaire pour servir leurs objectifs."

Reconnu par la communauté internationale après les accords de Skhirat signés fin 2015 au Maroc, Fayez el-Sarraj n'a pu mettre en place son gouvernement à Tripoli qu'en mars 2016. Après avoir dû composer avec les différentes milices présentes, il s'est retrouvé, à partir d'avril 2019, avec son principal ennemi, le Maréchal Khalifa Haftar et son Armée Nationale Libyenne (ANL) autoproclamée soutenue par les institutions de l'Est (mais aussi la Russie, l'Egypte et les Emirats arabes unis), aux portes de sa capitale. Avec l'aide militaire de la Turquie et le soutien du Qatar, les forces du GNA ont réussi à le repousser.

Un nouveau Conseil présidentiel en ligne de mire

Reste que ces deux retraits ouvrent le champ à l'arrivée d'un nouvel exécutif issu des pourparlers interlibyens. Ils donnent l'espoir, qu'enfin, neuf ans après la révolution et l'assassinat de Mouammar Khadafi, le pays ne soit plus divisé politiquement.

Un cessez-le-feu obtenu fin août 2020, a permis aux adversaires de débuter un dialogue sous l'égide d'une commission de négociation. D'abord à Bouznika au Maroc (6 au 10 septembre 2020) mais aussi parallèlement à Montreux en Suisse (7 au 9 septembre 2020). Avec ces deux démissions, la route est toute tracée vers une solution politique à la crise libyenne et lève l'obstacle à la constitution d'un nouveau Conseil présidentiel. Cet exécutif nommera un chef de gouvernement accepté par tous.
Déjà, les discussions ont permis de parvenir à un "accord global sur les critères, les mécanismes transparents et les objectifs" pour occuper les postes clefs dans les institutions publiques", déclaraient les deux parties jeudi 10 septembre 2020. Le prochain round se déroulera fin septembre 2020.

Des élections législatives et une présidentielle pourrait se dérouler d'ici mars 2021, comme l'espérait Fayez el-Sarraj fin août 2020 à l'annonce de la fin des combats.










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