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Le bras de fer continue entre Veolia et Suez avec Engie comme arbitre



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Suez maintient sa position et ne veut pas de Veolia dans son capital (photo : DR)
Suez maintient sa position et ne veut pas de Veolia dans son capital (photo : DR)
FRANCE. Par deux communiqués de presse publiés dimanche 4 octobre 2020, après son Conseil d'administration, Suez (18 mrds€ de chiffre d'affaires en 2019 et 90 000 salariés) a réaffirmé haut et clair son refus de voir entrer Veolia (27,19 mrds€ de chiffre d'affaires en 2019 et 180 000 salariés). Son concurrent entend racheter les 29,9% de parts de Suez détenues par Engie (60,1 mrds€ de chiffre d'affaires en 2020 et 170 000 salariés).

Dans un courrier rendu public adressé à Antoine Frérot, pdg de Veolia, qu'il tutoie, Philippe Varin, son homologue à Suez écrit que son groupe a "fait preuve durant nos derniers échanges de bonne volonté et n'a pas ménager ses efforts dans la recherche d'une solution acceptable pour tous, construite sur le projet de conserver en France un deuxième acteur d'envergure mondiale, au profil agile et technologique dans les secteurs de l'eau et des services à l'environnement. Les propositions que tu nous as faîtes ne reprennent pas l'objectif de logique industrielle". Il conclut que son Conseil d'administration a décidé que "l'opération proposée, notamment la première étape d'achat du bloc de 29,9% des actions de Suez par Engie, reste hostile".

Philippe Varin acte ainsi l'échec des discussions avec Veolia. Un second communiqué de Suez indique qu'il soutient la vente de ses 29,9% de parts au fonds Ardian. "Le Conseil confirme que ce projet est dans l'intérêt social du groupe, de ses actionnaires, clients ainsi que de l'ensemble de ses parties prenantes". Reste que dans la journée, un communiqué d'Ardian stipulait qu'il décidait "de ne pas déposer d'offres pour laisser le temps aux discussions en cours".

Date limite de l'offre : 5 octobre 2020

La réaction de Veolia a été immédiate. Par voie de communiqué également, il "s'engage inconditionnellement à ne pas déposer d'offre publique d'achat hostile à l'issue de la cession des titres détenus par Engie dans Suez. Tout offre publique d'achat sur le solde du capital de Suez nécessitera donc un accueil favorable préalable du Conseil d'administration de Suez". Veolia répond donc l'attente d'Engie.

Mercredi 30 septembre 2020, le Conseil d'administration d'Engie a "accueilli favorablement" l'offre de Veolia sur le rachat de 29,9% des parts de Suez (sur 32%) qu'il détient. D'autant plus qu'au dernier moment, Veolia a décidé d'augmenter son prix de 2,9 mrds€ proposé fin août 2020 à 3,4 mrds€. Engie entend cependant temporiser. "Le Conseil a considéré que cette nouvelle offre répond à ses attentes en termes de prix et de garantie sociale (...) Compte tenu de l'importance des enjeux pour l'ensemble des parties prenantes, le conseil a décidé de demander à Veolia d'étendre la validité de sa nouvelle offre jusqu'au 5 octobre 2020 afin que Veolia formalise son engagement inconditionnel de ne pas lancer d'offre public d'achat qui ne soit amicale", indiquait un communiqué d'Engie.

Engie prendra sa décision en fin de soirée, lundi 5 octobre 2020. Le retrait de l'offre d'Ardian laisse cependant peu de marge à son Conseil d'administration.

Le texte du communiqué de Veolia précise que Veolia appuie la demande de Suez formulée auprès des pouvoirs publics d'"étendre le périmètre des actifs cédés au repreneur de Suez Eau France à des actifs d'eau à l'international pour un chiffres d'affaires total de l'ordre de 5 mrds€ (incluant les 2,2 mrds€ de l'Eau France).

Lundi 5 Octobre 2020

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