
Le climat des affaires s'éclaircit en Tunisie en chassant les nuages de la corruption (photo : F.Dubessy)
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TUNISIE. L'Assemblée des Représentants du peuple (ARP) a adopté (145 députés sur 217), mercredi 22 février 2017 au soir, une loi anticorruption.
Fort de trente-six articles, ce texte va permettre de faciliter les dénonciations de ce fléau tout en protégeant les lanceurs d'alerte. Les actes de représailles - comme les mesures disciplinaires des supérieurs dans la fonction publique - contre ces derniers seront considérés comme crimes.
La lutte anticorruption figure comme l'une des priorités du premier ministre tunisien affichée dès sa nomination en août 2016. Youssef Chahed a lancé en décembre 2016 une stratégie nationale pour combattre ces dérives toujours présentes dans le pays, six ans après la révolution. La corruption nuit au développement économique.
Un projet de loi sur l'enrichissement illicite et la lutte contre les conflits d'intérêt, en attente de promulgation, devrait enrichir cet arsenal législatif.
Dans son dernier rapport annuel sur le sujet, paru fin janvier 2017, Transparency international note cependant une progression dans le bon sens de la Tunisie qui gagne trois places (indice 41 en sachant que 0 désigne les pays très corrompus et 100 ceux très peu corrompus) dans le classement et progresse donc sur une voie plus vertueuse.
Le ressenti au quotidien semble tout autre. Une étude de l'antenne tunisienne de l'ONG américaine Institut républicain international (IRI) montrait que 78% des Tunisiens interrogés estimaient que la corruption était plus importante aujourd'hui que sous l'ancien régime de Ben Ali.
Lire aussi : 78% des Tunisiens pensent que la corruption est plus importante que sous Ben Ali
Fort de trente-six articles, ce texte va permettre de faciliter les dénonciations de ce fléau tout en protégeant les lanceurs d'alerte. Les actes de représailles - comme les mesures disciplinaires des supérieurs dans la fonction publique - contre ces derniers seront considérés comme crimes.
La lutte anticorruption figure comme l'une des priorités du premier ministre tunisien affichée dès sa nomination en août 2016. Youssef Chahed a lancé en décembre 2016 une stratégie nationale pour combattre ces dérives toujours présentes dans le pays, six ans après la révolution. La corruption nuit au développement économique.
Un projet de loi sur l'enrichissement illicite et la lutte contre les conflits d'intérêt, en attente de promulgation, devrait enrichir cet arsenal législatif.
Dans son dernier rapport annuel sur le sujet, paru fin janvier 2017, Transparency international note cependant une progression dans le bon sens de la Tunisie qui gagne trois places (indice 41 en sachant que 0 désigne les pays très corrompus et 100 ceux très peu corrompus) dans le classement et progresse donc sur une voie plus vertueuse.
Le ressenti au quotidien semble tout autre. Une étude de l'antenne tunisienne de l'ONG américaine Institut républicain international (IRI) montrait que 78% des Tunisiens interrogés estimaient que la corruption était plus importante aujourd'hui que sous l'ancien régime de Ben Ali.
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