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Le Napoléon Bonaparte à l’agonie



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Napoléon Bonaparte en fin d'après-midi avait pris de la gîte. Les opérations ont été stoppées et devraient reprendre demain matin. (Photo NBC)
Napoléon Bonaparte en fin d'après-midi avait pris de la gîte. Les opérations ont été stoppées et devraient reprendre demain matin. (Photo NBC)
FRANCE. Dimanche 28 octobre 2012 à 18 heures, des centaines de badauds se pressaient devant les grilles du port de Marseille. Des Marseillais, des Corses qui avaient navigué sur le « Napoléon » et qui n’en croyaient pas leurs yeux de voir ce mastodonte prendre un peu plus de gîte à chaque bourrasque de mistral.

« Après une première phase de stabilisation, la gîte du bateau a légèrement augmenté pour atteindre environ 15°. Le navire a par ailleurs continué à s'enfoncer en particulier par l'arrière depuis le début de l'après-midi. L'accès à la zone d'intervention située autour du navire a été réglementé par le préfet. À cette heure, la situation continue d'évoluer bien que les variations de la gîte et de l'assiette se soient ralenties. Le bureau Véritas effectue en continu des contrôles et mesures de stabilité. L'ensemble des moyens techniques nécessaires aux réparations est disponible sur zone », indique la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

 

(Photo NBC)
(Photo NBC)
Le navire prenant de la gîte, les marins-pompiers et les personnels de la SNCM ont été contraints d’évacuer du navire. « Le navire est sous surveillance accrue, car le vent va souffler jusqu’à 22 heures. Il n’y aura pas d’intervention dans la nuit. Nous ferons un point demain matin et si demain la stabilité du bateau est assurée,  nous réaliserons un diagnostic au moyen de robot et de plongeurs avant de démarrer les opérations de colmatage de la brèche et de pompage », a indiqué Raphaëlle Siméoni, sous-préfète des Bouches-du-Rhône. Le navire, qui a rompu ses amarres dans la nuit, se trouve actuellement au terminal pinède au poste 40.

D’après plusieurs sources portuaires, seul un surveillant se trouvait à bord cette nuit sur le navire alors que la Préfecture avait émis la veille un bulletin de vigilance orange. Sur les quais dimanche 28 octobre 2012 au matin, les gens parlaient de navire-fantôme.

« Des personnels de la compagnie auraient dû être dépêchés sur le navire paré à lancer les moteurs en cas de rupture des aussières », indique un navigant regardant le géant des mers sur le flanc. Le navire était désarmé et il fonctionnait avec du courant de terre.

Interrogé sur les circonstances de l'accident, le port a refusé de s'exprimer. La SNCM n'était pas joignable dimanche.

Lire aussi : Le Napoléon Bonaparte victime d'une tempête à Marseille

Dimanche 28 Octobre 2012

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