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Le Maroc va lancer ses premiers Sukuk souverains


Rédigé par le Vendredi 8 Juin 2018 | Lu 3326 commentaire(s)


Mohammed Boussaid, ministre marocain de l'Economie et des Finances, se prépare à lancer le premier Sukuk du pays (photo : Ministère marocain de l'Economie et des Finances)
Mohammed Boussaid, ministre marocain de l'Economie et des Finances, se prépare à lancer le premier Sukuk du pays (photo : Ministère marocain de l'Economie et des Finances)
MAROC. Ministre marocain de l'Économie et des Finances, Mohamed Boussaid dévoile, jeudi 7 juin 2018, que la première émission souveraine de Sukuk sera lancée dans quelques semaines. Elle portera sur 1 milliard de dirhams (9 M€).

Cette première émission est rendue possible par l'octroi, voici un an par le gouvernement marocain, de cinq licences à des banques les autorisant à créer des filiales de finance islamique. Mais aussi par l'existence désormais d'un cadre légal avec l'adoption, jeudi 7 juin 2018 par le Conseil du gouvernement, d'un projet de décret permettant aux autorités monétaires de fixer les caractéristiques et les modalités d'émission des différents types de Sukuk souverains. Ils nécessiteront la validation du Conseil supérieur des oulémas, l'institution marocaine qui appuie la politique religieuse dans le pays.

Quatre émissions de Sukuk pourraient avoir lieu en 2018. Toutes seront libellées en dirham. Le Maroc entre dans le cercle fermé des États émettant des Sukuk, situés principalement dans les pays du Golfe mais aussi en Malaisie et au Pakistan ainsi qu'au Royaume-Uni et au Sénégal. Les ventes mondiales de Sukuk ont représenté 55,7 mrds$ (47,3 mrds€) en 2017.

Ce produit obligataire de la finance islamique ou certificat d'investissement ou "Islamic Bonds" (à rapprocher des obligations de la finance conventionnelle - ABS) permet à un investisseur d'obtenir un titre de propriété d'un actif qui lui rapportera un revenu stable sur une durée définie. Contrairement à la finance conventionnelle, il n'est pas fondé sur une émission de dette mais entre dans un fonds commun de créances qui gèrera le Sukuk, recueillera les revenus des placements puis les transférera aux investisseurs. Il correspond donc aux principes de la charia car les ressources procurées ne dépendent pas d'un taux d'intérêt mais d'un rendement lié à un actif.










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