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Le Liban obtient près de 10 mrds$ d'aides de la communauté internationale



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Saad Hariri va pouvoir lancer la première phase de son plan d'investissements (photo : gouvernement libanais)
Saad Hariri va pouvoir lancer la première phase de son plan d'investissements (photo : gouvernement libanais)
LIBAN. La communauté internationale se trouve au chevet du Liban. Vendredi 6 avril 2018 à Paris, la conférence CEDRE (conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises) a servi de support à plusieurs annonces d'aides octroyées par les autres pays pour relancer l'économie libanaise. Le pays s'engage dans un programme d'investissements de 16 mrds$ (13 mrds€) sur dix ans comprenant quelque 250 projets (eau, transport, électricité). Il espérait quelque 6 à 7 mrds$ en dons et prêts pour lancer sa première phase évaluée à 10 mrds$ sur quatre ans associée à des réformes des autorités libanaises.

Trente-sept Etats et quatorze organisations internationales (avec notamment le FMI, la Banque mondiale et l'Union européenne) participent à cet évènement. Dès son ouverture, Saad Hariri a réclamé "un soutien financier clair" à son pays ."Nous sommes un tout petit pays faisant face à des défis énormes, politiques, économiques et sécuritaires. Ces défis sont accentués par la crise syrienne et la crise des déplacés syriens au Liban (...) Le Liban ne pourra pas réussir seul, il a besoin du soutien de la communauté internationale", insiste le premier ministre libanais. Selon lui, "la part de notre endettement supplémentaire due à la présence de plus d’un million de déplacés syriens sur notre territoire est de 6 milliards de dollars jusqu’en 2016.  Pour exemple, le PNUD a calculé que seule la fourniture des déplacés en électricité nous a couté un milliard de dollars jusqu’en 2016."

4 mrds$ d'aides de la Banque mondiale

Dans son discours d'ouverture de la conférence CEDRE, Saad Hariri indique vouloir "accroître les investissements en infrastructure" et "garantir que le programme d'investissements soit exécuté dans un cadre macro-fiscal et de la dette durable, par une consolidation fiscale visant à réduire le déficit budgétaire par rapport au PIB de 5% sur les cinq années à venir." De plus, il vise une "mise en œuvre des réformes structurelles dont le Liban a besoin pour arriver au plein potentiel d’une croissance soutenue menée par le secteur privé, avec une meilleure équité sociale. Ces réformes incluent la lutte contre la corruption, une meilleure gouvernance fiscale, une modernisation et restructuration du secteur public, un meilleur processus d’approvisionnement, la ratification d’une loi moderne sur l’approvisionnement public, une modernisation et une rationalisation des douanes, une transformation digitale du gouvernement, un meilleur environnement pour les affaires, ainsi que les réformes sectorielles requises pour rendre les secteurs plus efficients et durables", ainsi que le "développement d’une stratégie de diversification des secteurs productifs, et la réalisation du potentiel d’exportations du Liban."

Lors de la conférence CEDRE, l'Arabie saoudite a décidé de renouveler une ligne de crédit d'1 mrd$ qui n'avait pas été utilisée. Le Qatar prête 500 M$, le Koweit 700 M$ et le Fonds arabe FADES 1 mrd$ (dont 500 M$ accordés que si les réformes sont réalisées). L'Union européenne offre une contribution de 150 M€, les Pays-Bas 300 M€, le Royaume-Uni 130 M€ et l'Italie 120 M€. Jean-Yves le Drian, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, parlait lui pour la France d'"un effort substantiel, à la hauteur des ambitions qu'elle place dans le Liban, soit 400 M€ de prêts concessionnels et 150 M€ de dons."

La Banque mondiale accorde elle 4 mrds$ sur cinq ans en appui à l'économie libanaise. La Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), 1,1 mrd€ de prêts échelonnés sur six ans, la Banque européenne d'investissement (BEI), 800 M€.

"Je vous demande de vous appuyer sur les développements positifs récentes pour consolider la stabilité du Liban. Je vous le dis en toute franchise : il ne s'agit pas de la stabilité du Liban seul. Il s'agit de la stabilité de la région, et donc de notre monde à tous", implore Saad Hariri. Avant le conflit syrien, le Liban affichait un taux de croissance annuel de 8% en moyenne contre juste 1% actuellement selon la FMI. Le Parlement libanais a voté en mars 2018 un budget 2018 en déficit de 4,8 mrds$ et dispose d'une dette publique égale à 150% de son PIB.

Des élections législatives se dérouleront le 6 mai 2018 dans le pays.


Vendredi 6 Avril 2018

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