Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée
         Partager Partager

Le Gouvernement d'union nationale libyen et son opposant Khalifa Haftar déclinent l'invitation de l'Onu à Genève


Rédigé le Mardi 25 Février 2020 à 10:42 | Lu 857 commentaire(s)


Le Représentant spécial de l'Onu, Ghassan Salamé, s'est voulu rassurant à Genève sur l'issue des discussions (photo : Onu/Violaine Martin)
Le Représentant spécial de l'Onu, Ghassan Salamé, s'est voulu rassurant à Genève sur l'issue des discussions (photo : Onu/Violaine Martin)
LIBYE. Ils devaient se rendre à Genève, mercredi 26 février 2020, pour poursuivre les discussions et enfin trouver une issue politique à leurs différents. Mais, les deux rivaux libyens, qui se disputent le pouvoir depuis 2015, ont finalement, décidé, lundi 24 février 2020 dans la soirée, de ne pas venir en Suisse.

Chacun de leur côté, le Parlement de Tobrouk, soutien du maréchal Khalifa Haftar, et le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, basé à Tripoli, ont annoncé suspendre leur participation au dialogue.

Le Parlement de l'Est du pays fournit comme argument à cette défection la non-approbation de la totalité des treize membres le représentant qu'il comptait envoyé à Genève. Quand au Haut Conseil d'Etat (Sénat) lié au GNA, il attend des progrès dans les négociations militaires avant de discuter de politique.

Sous la supervision de Ghassan Salamé, Représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu pour la Libye et chef de la Manul, une commission mixte militaire libyenne s'est déjà réunie au Palais des Nations à Genève. Composée de cinq hauts responsables militaires de chaque camp, elle serait parvenue, dimanche 23 février 2020, à "un projet d'accord de cessez-le-feu pour faciliter le retour en toute sécurité des civils dans leurs zones avec la mise en place d'un mécanisme de surveillance conjoint sous les auspices de la Mission de l’Onu en Libye ainsi que la Commission militaire mixte", dévoile un communiqué de la Mission des Nations unies en Libye (Manul). Ce projet doit désormais être présenté aux dirigeants respectifs pour amorcer de nouvelles consultations et se retrouver à nouveau autour d'une table en mars 2020 sur le même sujet pour "achever la préparation du mandat des sous-comités chargés de le mise en oeuvre de l'accord", précise la Manul.

Malgré ces forfaits, Jean Al Alam, porte-parole de la Manul, affirme à l'AFP que "le dialogue politique libyen sera maintenu comme prévu, le 26 février. De nombreux participants sont déjà arrivés à Genève et nous espérons que les autres participants invités emboîteront le pas."




Lire aussi :
< >

Mercredi 1 Décembre 2021 - 12:35 La Méditerranée confrontée à l'inflation