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Le Conseil de sécurité se réunit après les soupçons d'attaque chimique en Syrie



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Les casques blancs dénoncent l'utilisation d'armes chimiques par les forces syriennes (photo : Défense civile syrienne)
Les casques blancs dénoncent l'utilisation d'armes chimiques par les forces syriennes (photo : Défense civile syrienne)
SYRIE. Les casques blancs de la Défense civile syrienne dénoncent l'utilisation, samedi 7 avril 2018, de gaz toxiques dans la Ghouta orientale. Selon la même source, quelque quarante-deux personnes auraient trouvé la mort sur ce théâtre qui voit s'affronter les forces syriennes, appuyées par les Russes, et les opposants au régime. La Défense civile syrienne évoque dans un communiqué "plus de 500 cas touchés dont la majorité de femmes et d'enfants qui sont arrivés dans les centres médicaux avec des symptômes d'exposition aux produits chimiques. Les cas ont montré des signes de détresse respiratoire, de cyanose centrale, de moussage oral excessif, de brûlures cornéenne et d'émission d'odeur de chlore". Après des soins, la plupart ont pu être rétablis.

Pendant tout le week-end, les commentaires les plus diverses sont parvenus. L'attaque chimique - qui aurait touchée des quartiers résidentiels et un hôpital à Douma, près de la capitale Damas, a été confirmée par les rebelles, l'opposition en exil, ainsi donc que par des secouristes sur place. Elle a été par contre formellement rejetée par le gouvernement syrien et ses alliés russes et iraniens. Le ministère russe des Affaires étrangères a parlé d'"intox sur un recours au chlore et à d'autres substances toxiques par l'armée syrienne qui se poursuivent". Dans un communiqué, il parle d'"une énième information fabriquée de ce type" et indique que "ces suppositions mensongères dénuées de tout fondement visent à disculper les terroristes ainsi que l'opposition radicale irréconciliable qui a refusé le règlement politique, et ce tout en cherchant à justifier un possible recours à la force par l'étranger". Moscou met en garde contre "une intervention militaire sous des prétextes fabriqués, en Syrie, où, à la demande du gouvernement légitime, sont déployés des militaires russes (qui) peut entraîner les conséquences les plus graves".

Riposte ?

Le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés évoque "un disque ennuyeux non convaincant... Chaque fois que l'armée syrienne avance dans la lutte contre le terrorisme, des allégations sur l'usage d'armes chimiques se propagent comme prétexte pour faire perdurer le terrorisme dans la ville de Douma". Même teneur dans les propos de Bahram Qassemi, ministre iranien des Affaires étrangères, pour qui "de telles allégations et accusations lancées par les Américains et certains pays occidentaux dévoilent le nouveau complot tramé contre la Syrie et constituent un prétexte pour mener un acte militaire contre ce pays.... ce qui va compliquer davantage la situation en Syrie et dans la région et poussera les terroristes à poursuivre leurs crimes."

Alors que la France avoue son "extrême préoccupation" et les Etats-Unis, via Donald Trump, dénoncent "une attaque insensée (dont) il faudra payer le prix fort" , l'Union européenne appelle à "une réaction immédiate de la part de la communauté internationale".

Sous l'impulsion de la France, neuf pays sur les quinze membres du Conseil de sécurité ont appelé à une réunion d'urgence au siège des Nations Unies. Elle se déroulera lundi 9 avril 2018 vers 20h, heure française. Toutefois, la portée ne devrait s'avérer que symbolique. La Russie, membre du Conseil de sécurité - qui doit prendre sa décision à l'unanimité de ses membres - usera sans doute de son droit de véto. 

Selon Jean-Yves le Drian, ministre français des Affaires étrangères, Paris "assumera toutes ses responsabilités au titre de la lutte contre la prolifération chimique."

Lundi 9 avril 2018 au matin, l'aéroport militaire de Tiyas (base T4), entre les villes d'Homs et Palmyre, a essuyé un violent bombardement de missiles. Quatorze militaires, Syriens et Iraniens, ont été abattus selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Français et Américains indiquent qu'ils n'en sont pas responsables.


Lundi 9 Avril 2018

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