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Le Comité constitutionnel syrien devrait se réunir le 23 novembre 2020 à Genève


Rédigé le Mercredi 28 Octobre 2020 à 08:27 | Lu 686 commentaire(s)


Geir O.Pedersen tente de rapprocher les points de vue entre les parties syriennes (photo : Onu)
Geir O.Pedersen tente de rapprocher les points de vue entre les parties syriennes (photo : Onu)
SYRIE. Les membres du comité syrien en charge de rédiger une nouvelle constitution ont du mal à s'entendre et n'ont pas pu se réunir en octobre 2020 comme prévu. Geir O.Pedersen, envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie, évoque "des divergences sur l'ordre du jour", dans un communiqué publié mardi 27 octobre 2020 au soir, après son intervention en visioconférence devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

L'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie travaille depuis plus d'un mois à rapprocher les points de vue au sein de cette instance composée de représentants du gouvernement actuel, de l'opposition et de la société civile. Et destinée à clore le chapitre d'une guerre civile durant depuis une décennie.

Geir O.Pedersen s'affirme pourtant confiant et espère réunir, en format restreint, toutes les parties syriennes le 23 novembre 2020 à Genève au sein de ce Comité constitutionnel. "Certaines parties prenantes clés ont indiqué qu'elles considéraient la phase militaire du conflit comme se terminant", indique-t-il. "Les lignes de front n'ont pas changé depuis environ huit mois, et le nombre de civils tués ces derniers mois est, selon des groupes surveillant ce chiffres, au plus bas depuis 2011", poursuit-il. Un cessez-le-feu a été signé le 5 mars 2020 sous l'égide de la Turquie et de la Russie.

Mark Lowcock, chef humanitaire de l'Onu, constate cependant "un degré alarmant d'insécurité qui se poursuit dans les régions d'Idlib, d'Afrin et d'Azaz à Jarablus."

Une situation humanitaire alarmante

L'entente entre les Syriens pour rétablir un pouvoir non contesté devient urgent avec notamment la crise de la Covid-19. Comme le précise Mark Lowcock, "les établissements de santé dans certaines régions seraient incapables d'absorber tous les cas suspects." Il cite notamment les centres urbains comme Damas, Alep et Homs, mais aussi les camps de déplacés et les abris collectifs surpeuplés dans le Nord-Ouest et le Nord-Est du pays. "La réponse de l'Onu à la Covid-19 en Syrie nécessite 211 M$ supplémentaires, notamment pour maintenir les lignes d'approvisionnement sanitaire; améliorer l'approvisionnement en eau et l'assainissement dans les camps de déplacés et les abris; et rendre les écoles plus sûres pour les élèves et les enseignants qui reviennent", souligne le chef humanitaire de l'Onu.

Autre problème urgent à régler qu'il relève, les prix des denrées alimentaires, bien que relativement stables en août et en septembre, restent plus de 90% plus élevés que voici six mois, avec une augmentation de 236% d'une année sur l'autre.

Lire aussi : Personne n'a les mains propres dans le conflit syrien selon la Commission spéciale de l'Onu sur la Syrie




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