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Le CMI cultive l’approche partenariale


Six pays méditerranéens (Égypte, France, Jordanie, Liban, Maroc et Tunisie), la Banque mondiale, la Banque européenne d'investissement et la Ville de Marseille, se sont associés pour créer, en seulement deux ans, le Centre pour l'Intégration en Méditerranée (CMI). L'esprit de partenariat est donc au cœur du CMI, grâce aussi aux États et institutions publiques qui participent à la Commission de surveillance du Centre et des coopérations nombreuses avec les think tanks, les gouvernements locaux, du secteur privé ou les universités qui sont établies au niveau des programmes.


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Le CMI cultive l’approche partenariale
L'approche de partenariat et de dimension régionale est au cœur des deux principaux piliers du Centre : une meilleure connaissance (production de connaissances, le partage des connaissances, apprentissage commun) et une plus grande intégration (des deux rives de la Méditerranée, des acteurs choisis, et des domaines techniques).

Depuis le lancement du Centre, plusieurs accords de coopération structurelle ont été signés et se sont traduits en partenariat opérationnel dans des domaines comme le développement urbain, le changement climatique, l'eau et l'économie du savoir.

Le partage des connaissances est l'un des mandats du Centre et a trouvé une expression concrète à travers un certain nombre d'accords de coopération. En tant que réseau parmi les réseaux, le CMI est bien placé pour lier et collaborer avec des institutions complémentaires. Après sa consolidation, le CMI a, au cours des derniers mois, établi des relations stratégiques avec des partenaires clés.

Au printemps 2011, le CMI a contribué et facilité le lancement de l'Office pour la Coopération économique de la Méditerranée et l'Orient (OCEMO), dont l'objectif principal est de relier les réseaux universitaires et la société civile. Grâce à ses membres fondateurs (principalement du FEMISE, ANIMA et de la Caisse des Dépôts), l’OCEMO s'adresse à plus de 300 chercheurs du Nord et du Sud de la Méditerranée ainsi qu’aux membres de la société civile. Le CMI a établi un partenariat stratégique avec l’OCEMO et a accueilli l'équipe dans les locaux de la Villa Valmer. Comme l'a déclaré Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président du Conseil Stratégique du CMI et Président de l’OCEMO : « Les institutions et les États parviennent à travailler ensemble au Centre pour l'Intégration en Méditerranée (CMI). Et c'est un succès ! Le CMI réunit des investisseurs institutionnels. L’OCEMO fera de même avec les représentants de la société civile ».
 

De l'UPM à l'Unesco

L'Union pour la Méditerranée (UpM) est une initiative régionale et un forum politique des 43 États de la région euroméditerranéenne. S'appuyant sur leurs six domaines techniques communs, l'UpM et le CMI sont très complémentaires. Ainsi, le Secrétariat de l'UpM à Barcelone et le CMI ont signé une coopération technique le 14 octobre 2011.

Le grand objectif commun est d'améliorer l'intégration régionale par le renforcement des réseaux d'expertise, le développement des connaissances dans certains domaines d'intérêt commun et le renforcement des capacités aux niveaux national et local. Les domaines de collaboration se concentreront d'abord sur le développement urbain ainsi que de l'eau et l'environnement, mais aussi les transports, l'enseignement supérieur et le développement du commerce.

Dans la même veine, le CMI est en partenariat avec l'Organisation islamique pour l'Éducation, la Science et la Culture (ISESCO). Elle a signé le 27 octobre 2011, lors de la 9e Assemblée de l'UNESCO, un protocole d'entente précisant les domaines de collaboration. Le programme de travail entre le CMI et l'ISESCO sera construit autour de l'économie du savoir et de l'environnement en 2012 et sur le développement urbain, le changement climatique et la mobilité du travail, éventuellement en 2013. L'expertise reconnue du Centre dans ces domaines et le mandat et les compétences de l'ISESCO, nous l'espérons pourra être à la base d'un partenariat fructueux.

Le domaine de la coopération technique est également poursuivi avec l'Institut d'Amman pour le Développement urbain (Ai), considéré comme un important « Think and Do Tank » régional sur les questions de la gouvernance urbaine, de la planification communautaire et du développement durable. Le partenariat avec des centres d'expertise technique situé dans le sud de la Méditerranée est un véritable atout pour le CMI, car cela ouvre de nouvelles opportunités et créé de nouvelles communautés de pratique.

La coopération technique a été officialisée le 5 septembre 2011 et a déjà commencé à se matérialiser à travers la mise en œuvre d'un plan d'adaptation au changement climatique pour Amman.

En juin 2011, à la demande du gouvernement tunisien, le CMI a coordonné un atelier sur les mesures sociales en Tunisie, aux côtés de l'AFD. Pour répondre à l'urgence exigée par le contexte socio-économique, le Centre lance un nouveau programme consacré aux mécanismes de protection sociale. Des mesures d'urgence sociale sont indispensables pour répondre au défi de la réussite des transitions. Il est aussi nécessaire de développer un secteur privé concurrentiel qui génère des emplois.

Ce dernier fait l'objet de la coopération que le CMI a récemment établi avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui vient d'ouvrir son mandat pour la région MENA. La BERD est entrée dans la région et le partenariat avec le CMI porte sur un cycle de conférences en Égypte, en Tunisie et au Maroc, intitulé «Transition vers la transition». L'objectif est de s'appuyer sur les leçons apprises en Europe centrale et orientale afin de rendre la croissance plus dynamique et plus juste au bénéfice des pays mentionnés ci-dessus, subissant des transformations spectaculaires dans la foulée du printemps arabe.

Partenariat de Deauville

Enfin, en 2011, la coprésidence française du G8 a conduit à de nombreuses initiatives et opportunités pour le Centre, en particulier avec le nouveau cadre du Partenariat de Deauville. Sous l’initiative G8 MENA reliant plus largement les organisations de la société civile de la région, le CMI a été sollicité pour préparer le deuxième atelier régional sur les transformations sociales et économiques dans la région MENA, qui a eu lieu le 6-7 juin 2011. Le CMI a organisé et facilité l'atelier de deux jours qui a conduit à 36 recommandations selon les trois volets suivants : (i) l'autonomisation (ii) l'emploi et l'entrepreneuriat ; et (iii) l’intégration régionale. Ces derniers ont été présentés et discutés lors de la réunion du G8 BMENA ministérielle au Koweït les 21 et 22 novembre 2011.

En outre, le Centre a lancé une série de dialogues informels avec d'éminents économistes sur les problèmes économiques et stratégiques pour la région. En parallèle du deuxième dialogue informel du 10 septembre 2011, lors de la réunion des ministres des Finances du G8, le CMI a été missionné pour mener un rapport analytique sur le commerce et l'IDE dans le but d'améliorer la croissance. Le rapport sera coordonné par le CMI, portera l'expertise de la Banque mondiale et la Banque islamique de développement (BID) et sera livré début 2012.

Comme noté par Ahmad Mohamed Ali Al-Madani, président de la BID, «L'intégration commerciale est essentielle pour favoriser le développement économique et relever les défis actuels dans la région méditerranéenne. La Banque islamique de développement a longtemps travaillé sur les questions commerciales et a toujours insisté sur l'importance des flux commerciaux dans les processus de développement économique. Nous nous félicitons du nouveau mandat donné au CMI par le Partenariat de Deauville dans ce domaine. Ce mandat marque le début d'un nouveau partenariat entre le CMI et la BID ».

Il est pour le Centre évident de travailler en synergie ou en tant que levier de réseau et de décupler le travail effectué pour le développement économique des pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient et aussi pour les populations. « En ces temps historiques, nous sommes plus que jamais appelés à nous engager dans des réformes majeures pour rendre nos économies plus compétitives et innovantes. Cela requiert une révision fondamentale de la nature du partenariat entre les deux rives de la Méditerranée, un partenariat qui doit évoluer vers une intégration profonde et plus exhaustive. Ce partenariat devrait être fondé sur le commerce et l’investissement, évidemment, mais il doit aussi être celui dans lequel la dimension humaine et la connaissance prennent leur pleine importance. En tant que plateforme d'excellence et de compétence, le CMI peut, j'en suis convaincu, stimuler le changement qualitatif nécessaire dans la dimension humaine de nos relations. » a déclaré Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et la Coopération internationale en Tunisie, le 10 septembre au CMI.

Mardi 29 Novembre 2011

 

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