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La rue libanaise réclame la démission du gouvernement Hariri



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Le premier ministre libanais Saad Hariri se trouve en situation très délicate (photo : Gouvernement libanais)
Le premier ministre libanais Saad Hariri se trouve en situation très délicate (photo : Gouvernement libanais)
LIBAN. La rue libanaise poursuit sa révolte contre le gouvernement, principalement à Beyrouth, Saïda et Tripoli où des manifestations se sont encore déroulées vendredi 18 octobre 2019, déclaré jour de grève générale. Universités, banques, institutions publiques, écoles sont restées fermées. Le conseil des ministres prévu dans l'après-midi a été annulé.

Les manifestants déplorent la corruption et l'affairisme des politiques ainsi que les conditions de vie très difficiles. Ils réclament la démission du gouvernement de Saad Hariri - reconduit en janvier 2019 - et un changement de régime au cours de marches émaillées de violence avec des barricades de pneus en feu, des blocages d'axes routiers et des portraits de Saad Hariri brûlés.

Le feu aux poudres a été mis par l'annonce, mercredi 16 octobre 2019 au soir, de deux nouvelles taxes : une sur le tabac et une sur les appels effectués via les applications de messagerie internet comme Whatsapp, Viber, FaceTime et autre VoIP. Quelques heures plus tard, Mohammad Choucair, ministre libanais des Télécommunications, faisait subitement marche arrière indiquant renoncer à la taxe sur les appels. Le projet prévoyait de faire payer l'équivalent de 20 cents américains (18 centimes d'euros) pour chaque communication et devait rapporter 250 M$ dans les caisses de l'Etat. Mohammad Choucair a même dû démentir, vendredi 18 octobre 2019 en milieu d'après-midi, des rumeurs de fermeture du réseau internet.

La troisième dette la plus importante du monde

La croissance économique dans ce pays n'a atteint que les 0,2% en 2018 (chiffre du FMI), plombée par le recul des investissements et l'arrivée en masse des réfugiés syriens. Dans un rapport publié en septembre 2019, l'Institut de la finance internationale (IFI qui rassemble 500 banques et institutions financières du monde entier) lui prédisait une récession en 2019 alors que le gouvernement tablait sur une croissance de 1%.

La dette intérieure libanaise dépasse les 86 mrds$ (77 mrds€) soit plus de 150% du PIB. Il s'agit du troisième taux le plus élevé au monde après le Japon (238% à fin 2018) et la Grèce (181% au premier trimestre 2019). Le rapport de l'IFI, déjà cité ci-dessus, envisage lui une dette 2019 à 151,8% du PIB.

En avril 2018 lors d'une conférence internationale à Paris, Beyrouth s'était engagé à des réformes en contrepartie de promesses de dons et de prêts d'une montant total de 11,6 mrds$ (10,4 mrds€).

Vendredi 18 Octobre 2019

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