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La probable reprise du chantier de Saint-Nazaire par Fincantieri fait des vagues



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L'Etat français reste vigilant sur le dossier de reprise du chantier STX France (photo : STX France)
L'Etat français reste vigilant sur le dossier de reprise du chantier STX France (photo : STX France)
FRANCE / ITALIE. Les commentaires affluent en France après l'annonce par la justice coréenne de retenir l'Italien Fincantieri pour la reprise du chantier STX France (963 M€ de chiffre d'affaires et 2 400 salariés en 2015) situé à Saint-Nazaire, dans le cadre du plan de sauvegarde de sa maison mère le groupe STX Offshore & Shipbuilding.

Le maire de Saint-Nazaire a ainsi demandé, mercredi 4 janvier 2017 sur France Bleu Loire Océan, au gouvernement français de "bloquer" ce rachat pour "construire une proposition complémentaire". David Samzun dit "voir d'un mauvais oeil que Fincantieri soit majoritaire, et soit donc le patron de nos chantiers." Il craint notamment un transfert du savoir-faire en Chine où Fincantieri compte développer l'industrie de la croisière avec deux accords signés en 2016. L'un avec China State Shipbuilding Corporation (CSSC) pour la construction de paquebots chez Shanghai Waigoaqiao Shipbuilding, et l'autre avec Huarun Dadong Dockyard (HRDD) pour la maintenance, la réparation et la refonte de navires de croisières à Shanghai.

L'élu PS incite l'Etat à augmenter sa participation dans le chantier pour conserver la main-mise. Paris détient aujourd'hui 33,34 % des actions de STX France. En octobre 2016, le ministère français de l'Economie et des Finances annonçait pourtant, par voie de communiqué, que "l'objectif du gouvernement n'est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France." En revanche, le même texte indiquait qu'il entendait "peser dans le choix du repreneur pour que les Chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable d'accompagner leur développement sur le long terme".

La solution de DCNS

En réponse à ces exigences, Christophe Sirugue, secrétaire d'Etat français à l'Industrie déclarait sur RMC, "nous avions dit que nous voulions un industriel européen, Fincantieri c'est un industriel et européen. On aurait quand même aujourd'hui des difficultés à lui dire non." Des négociations se déroulent cependant en sous-main comme l'a confirmé Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement français, sur France Info : "L'Etat va agir... Il posera des conditions qui sont la pérennité de l'activité, la sécurisation des savoir-faire et la capacité de se projeter dans l'avenir..."

"L'intérêt de Fincantieri, c'est de réussir son opération avec le rachat de STX France. L'intérêt de l'Etat français, c'est de préserver notre fleuron. Je pense que c'est sur cette base là que se fait la discussion" poursuivait Christophe Sirugue qui rencontrait élus et salariés à Saint-Nazaire mercredi 4 janvier 2017.

La solution pourrait passer par DCNS détenu à 62,49% par l'Etat français. Le constructeur naval militaire (3,04 mrds€ de chiffre d'affaires en 2015 et 13 000 salariés), utilisateur du chantier de Saint-Nazaire, pourrait prendre une participation minoritaire dans STX France et ainsi donner plus de poids à la France dans l'opération.

Lire aussi :Fincantieri seul candidat à la reprise du chantier naval de Saint-Nazaire

Mercredi 4 Janvier 2017

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