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La privatisation de 14 aéroports grecs s'avère une aubaine pour l'Allemand Fraport




L'Allemand Fraport a bénéficié de conditions très avantageuses pour la reprise de 14 aéroports grecs (photo : F.Dubessy)
L'Allemand Fraport a bénéficié de conditions très avantageuses pour la reprise de 14 aéroports grecs (photo : F.Dubessy)
GRÈCE. Selon une enquête du site d'investigation grec ThePressProject, approfondie par le journal français Libération, un consortium d’entreprises allemande (Fraport) et grecque (Copelouzos) s’est taillé la part du lion dans les privatisations imposées à la Grèce essentiellement par Berlin. Il a racheté à bas prix les quatorze aéroports régionaux du pays sur fond d’optimisation voire d’exemption fiscale.

Ces plates-formes sont passées des caisses de l’État grec à celles d’un land et d'une ville en Allemagne (Hesse détient 31,32% de Fraport et la ville de Francfort 20%) pour 1,23 mrd€ à travers une entreprise Fraport (Frankfurt Airport, spécialisée dans la gestion aéroportuaire) majoritaire dans le consortium et citée dans les Paradise Papers pour disposer de filiales au Luxembourg, à Chypre et à Malte.

Mais, c’est l’accord signé entre Athènes et Berlin révélé par ThePressProject et Libération qui met les Grecs très en colère.
Pêle-mêle, il prévoit que Fraport ne paiera pas de taxes mais peut en imposer aux passagers. Le consortium peut annuler les contrats des anciens prestataires sans les dédommager. Par contre, l’État grec devra lui dédommager les licenciements des salariés grecs ainsi que les victimes d’accidents du travail. Enfin, en cas de grève, Fraport peut demander à l'État le paiement d'indemnités pour manque à gagner.

Par ailleurs, mettant en avant le mauvais état de ces aéroports, Fraport demande 70 M€ de dédommagements à l'État grec. Un arbitrage se trouve en cours. Mais là ou le bât blesse, selon les médias, c’est que Fraport a bénéficié pour la plus grosse part de cet achat d'un financement européen en faveur du pays, le fameux plan Juncker.

Ces révélations tombent très mal pour le gouvernement grec. Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a publiquement reconnu avoir utilisé l’argent des contribuables grecs pour renflouer les banques. "Une erreur", selon lui.




Mardi 14 Novembre 2017



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