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La justice espagnole renonce au mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont




Affiche électorale de Carles Puigdemont (photo : Junts per Catalunya)
Affiche électorale de Carles Puigdemont (photo : Junts per Catalunya)
ESPAGNE. La Cour suprême espagnole a décidé, mardi 5 décembre 2017, de retirer les mandats d'arrêt européens contre l'ancien président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, et quatre de ses ex-ministres (Antonio Comin, Lluis Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsati) avec qui il avait fuit en Belgique. Les juges espagnols estiment que les inculpés "ont manifesté l'intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats électoraux", puisqu'ils se présentent aux élections régionales du 21 décembre 2017.

Alors que se profilent ce vote décisif - voulu par le pouvoir central pour clarifier la situation suite au référendum d'indépendance jugé illégal par Madrid et la proclamation de la République catalane par le Parlement catalan - cette annonce vient quelque peu changer la donne.

D'abord, elle prend à contre-pied (voire enlève un épine du pied !) la justice belge qui devait se prononcer sur l'extradition des cinq anciens dirigeants catalans le 14 décembre 2017. Elle n'aura plus à le faire.
Ensuite, cette décision prive finalement Carles Puigdemont de la scène internationale offerte par Bruxelles puisque désormais il ne risque plus rien dans la capitale belge.
Enfin, Madrid reprend la main en repositionnant le dossier dans un cadre national. La justice espagnole préfère sans doute arrêter les cinq rebelles dès le franchissement de la frontière de leur pays. Le mandat d'arrêt espagnol demeure lui toujours valable. De plus, Madrid craignait que les juges bruxellois ne retiennent pas les trois chefs d'inculpation : rébellion, sédition et détournement de fonds publics. Notamment le premier qui fait largement débat. Ceci auraient favorisés les "exilés" par rapport à leurs anciens compagnons de route déjà arrêtés en Espagne sur ces trois motifs.

Il serait donc étonnant que Carles Puigdemont revienne à Barcelone avant les élections régionales, même pour y poursuivre physiquement sa campagne comme tête de liste de Junts per Catalunya (ensemble pour la Catalogne). D'autant plus que la région est désormais sous tutelle des autorités espagnoles. Après, en cas de victoire du vote indépendantiste, l'affaire serait toute autre.




Mardi 5 Décembre 2017



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