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La crise refroidit les ardeurs des investisseurs privés dans les ports européens


Rédigé le Lundi 6 Avril 2009 à 18:31 | Lu 1604 commentaire(s)

La crise sera au menu de la prochaine conférence de l’Organisation des ports maritimes européens (ESPO) les 14 et 15 mai 2009 à Marseille. La chute des trafics de 10 à 40% ralentit les investissements privés dans les ports et relance les participations publiques.


Les investisseurs privés ne sont plus aussi pressés d'investir sur les quais européens (photo DR)
Les investisseurs privés ne sont plus aussi pressés d'investir sur les quais européens (photo DR)
EUROPE. Depuis le début de l’année, le trafic des principaux ports européens a chuté de 10 à 40% et plusieurs investissements privés sont remis en cause.

C’est le constat dressé lundi 6 avril 2009 à Marseille par Patrick Verhoeven, le secrétaire général de l’Organisation des ports maritimes européens (European Sea Ports Organisation, ESPO). Le thème de la crise et de ses conséquences a d’ailleurs été inscrit in extremis à l’ordre du jour de la prochaine conférence annuelle de l’organisation qui se tiendra les 14 et 15 mai 2009 à Marseille.

"On attend de voir quelle sera la stratégie des gros investisseurs du secteur, mais on constate que les privés sont les premiers à arrêter les investissements car ils n’ont pas de vision d’avenir des ports et un peu partout il y une revalorisation des investissements publics vus comme un facteur de stabilité ", relève Patrick Verhoeven.

Les trafics Nord-Sud résistent mieux

Le cas le plus emblématique est celui de Hutchinson Port Holdings qui a décidé, fin 2008, de "mettre sous cloche" son projet d’investissement de 420 M€ sur le terminal à conteneurs du port de Thessalonique en Grèce.

Il avait pourtant remporté quatre mois plus tôt un appel d’offres dans le cadre d’un consortium avec le groupe pharmaceutique grec Alapis.

Le thème des relations entre les deux rives de la Méditerranée sera également à l’ordre du jour de la prochaine conférence de l’ESPO, alors que les trafics Nord-Sud résistent mieux aujourd’hui à la crise que les trafics Est-Ouest, relève le secrétaire général de l’organisation.