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La bourse de Casablanca a clôturé en hausse l'année 2010


Rédigé par Christelle Marot, à CASABLANCA, le Vendredi 21 Janvier 2011 - Lu 4796 fois

Après deux années difficiles, la bourse de Casablanca a connu une belle reprise en 2010. Elle affiche désormais une capitalisation de 54 mds€.


Introduction en bourse de CNIA Saada (DR)
Introduction en bourse de CNIA Saada (DR)
MAROC. Pour la bourse de Casablanca, l’année 2010 a été satisfaisante, avec une progression significative des indices et des volumes.

Le Madex (Moroccan Most Active Shares Index) fait un bond de 22,1%, tandis que le Masi (Moroccan All Shares Index) gagne 21,2% en 2010.

Les deux nouveaux indices lancés fin 2010, le Footsie et le FTSE CSE Marocco, affichent respectivement des croissances de 35,8% et 18%.

La bourse a également enregistré une augmentation des volumes de 65%, après une année 2009 difficile.

Du côté des investisseurs étrangers (10% environ des acheteurs sur le marché), le regain d’intérêt est perceptible, notamment du Golfe, d’Europe et des Etats-Unis.

Après une année blanche en 2009, deux entreprises ont rejoint la cote en 2010 : la société tunisienne Ennakl, première double cotation entre Tunis et Casablanca, ainsi que la compagnie d’assurances CNIA Saada.

Au total, la capitalisation boursière avoisine aujourd’hui les 600 mds de MAD (environ 54 mds€).

Développer la liquidité

Alors que le manque de liquidités reste la contrainte principale au développement de la bourse de Casablanca, l’objectif est de doubler le nombre de sociétés cotées, pour atteindre 150 entreprises en 2015, en attirant notamment les Pme-Pmi marocaines.

Les cessions prochaines annoncées par la Société nationale d’investissements (SNI), dans le sillage de l’absorption de l’Omnium Nord Africain (ONA), aujourd’hui disparu, devraient booster la liquidité du marché. Les filiales agroalimentaires sont les premières concernées.

Les équipes de la place financière casablancaise travaillent également sur l’introduction des produits dérivés.

« Là, nous nous devons d’être prudents pour éviter les erreurs soulevées par la crise de 2008. Ces produits dérivés ne seront pas accessibles aux particuliers, mais réservés aux professionnels », souligne Karim Hajji, directeur de la bourse de Casablanca.

Il y aura par ailleurs des règles prudentielles très strictes en termes d’appels de marge pour mieux maitriser l’exposition au risque des institutions financières. Avec la possibilité pour le régulateur de suspendre la possibilité de vendre à découvert des valeurs qui sont attaquées.

Pôle financier

Dans trois ans, Casablanca espère devenir un pôle financier régional, au même titre que Johannesburg en Afrique australe.

Aujourd’hui, les investisseurs institutionnels marocains (assureurs, fonds de pension, fonds d’investissement) pèsent 20 mds€, soit 25% du PIB marocain.

« Nous espérons voir davantage d’entreprises étrangères cotées à la bourse de Casablanca, davantage de produits nouveaux comme les produits dérivés, les fonds indiciels, les fonds immobiliers », précise Karim Hajji.















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