Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée


La Turquie prête à intervenir contre les Kurdes dans le Nord-Est de la Syrie



            Partager Partager

Les forces de l'YPG s'attendent à un conflit imminent avec l'armée turque (photo : YPG)
Les forces de l'YPG s'attendent à un conflit imminent avec l'armée turque (photo : YPG)
SYRIE / TURQUIE. Le retrait des forces américaines du Nord-Est de la Syrie, et la neutralité promise des Etats-Unis, laisse le champ libre à la Turquie pour mener une opération militaire contre les Unités de Protection du Peuple (YPG). Cette branche armée du Parti kurde est considérée comme terroriste par Ankara à cause de ses liens supposés avec le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) et était jusqu'alors protégée par Washington. Le YPG, membre de l'alliance arabo-kurde FDS (Forces démocratiques syriennes) a été son allié pour anéantir Daech. Donald Trump indiquait encore en janvier 2019 vouloir "dévaster économiquement la Turquie" en cas d'invasion de ce pays en Syrie pour chasser les Kurdes.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé, lundi 7 octobre 2019, le début du retrait de l'armée américaine (1 000 soldats des forces spéciales) dans les villes de Ras Al-Aïn et Tal Abyad.

Dimanche 6 octobre 2019, la Maison Blanche révélait une conversation entre Donald Trump et Recep Tayyip Erdoga en précisant que les deux présidents avaient évoqué au téléphone cette intervention et que l'armée américaine "ne soutiendra" ni "ne s'impliquera" dans cette opération. "La Turquie est maintenant responsable du sort de tous les combattants de Daech dans la zone, capturés dans les deux dernières années", indique un communiqué de la Maison Blanche regrettant le refus des pays européens (France et Allemagne notamment) de rapatrier plus de 800 djihadistes capturés dans cette zone malgré la demande de Donald Trump en février 2019. Les combattants kurdes détiendraient quelque 10 000 combattants de l'Etat islamique (EI), dont 2 000 étrangers, ainsi que 80 000 membres de leurs familles, et notamment des femmes et des enfants.

Le ministère français des Affaires étrangères a tenu à préciser dans un communiqué, lundi 7 octobre 2019, que "les combattants terroristes qui sont en détention, y compris ceux de nationalité étrangère, doivent faire l'objet d'un jugement là où ils ont commis leurs crimes".

"Nettoyer cette région des terroristes"

Des mouvements militaires ont été observé près de la frontière syrienne et commentés par les chaînes de télévision turque affirmant que l'armée turque se trouvait prête, avec ses renforts en hommes et en matériel, à attaquer les forces du YPG. "Nous sommes déterminés à protéger notre sécurité en nettoyant cette région des terroristes", écrivait sur Twitter Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des affaires étrangères.

La Turquie a longtemps réclamé l'installation d'une zone de sécurité, un corridor de la paix, entre sa frontière et les régions contrôlées par les Kurdes dans le Nord de la Syrie. Un accord avait même été paraphé en août 2019 mais est resté sans application depuis. Ankara ne cesse depuis un an de réitérer sa volonté de mener une offensive sur le sol syrien pour se "protéger" des YPG.

Les FDS avouent craindre "un immense impact négatif sur notre guerre contre l'Etat islamique". Selon eux, l'intervention de la Turquie en Syrie fera de ce pays "une zone de conflit permanent" et se traduira par "un retour des chefs de l'EI".
De son côté, l'Union européenne a fait savoir qu'"une reprise des hostilités saperait les efforts engagés pour une résolution de ce conflit", tandis que les Nations unies, par la voix de Panos Moumtzis, coordinateur humanitaire de l'Onu pour la Syrie, annonçait se "préparer au pire".

Lundi 7 Octobre 2019

Lu 1510 fois




Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.



RÉFLEXION

Le droit au blasphème, le Coran et la jurisprudence exégétique

Sami Bibi, universitaire et chercheur auprès du réseau international Politique Economique et Pauvreté (PEP) de l'Université Laval (Québec-Canada)
Grand angle

Actus par pays

Voir en plein écran




Suivez-nous
Facebook
Twitter
YouTube
Newsletter


Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA








À propos d'Econostrum.info


Econostrum.info est un média indépendant qui traite au quotidien l'actualité économique des pays riverains de la Méditerranée. Coopération économique, actualité des entreprises par secteur (Industrie, Services, Transport, Environnement, Finances), dossiers thématiques, actualité des aéroports, compagnies aériennes et maritimes (nouvelles destinations)... sont traités et analysés par une équipe de journalistes présents dans le bassin méditerranéen.